7.8.3

Compte-rendu de l'ascension du pic Karlytaou (5550 m) en juillet 1968
Ville d'Alma-Ata
1968 g.
INTRODUCTION
Du 18 juillet au 20 août 1968, une expédition du Conseil républicain kazakh de la société sportive "Spartak" a séjourné dans la région du glacier Severny Inylchek, avec pour objectif de réaliser la traversée des pics Shatter et Khan-Tengri. Pour atteindre la zone d'opération de l'expédition, il fallait traverser la crête de Sarydjas depuis la vallée de Bayankol.
La région du pic de la Muraille de marbre est assez bien connue, tant géographiquement que sportivement. En 1965, lors d'une traversée nord de la crête de Sarydjas, l'équipe du "Spartak" kazakh a examiné la crête de Tengri-Tag comme objet possible d'ascension. Il était évident que l'approche depuis la vallée de Bayankol jusqu'au glacier Severny Inylchek est nettement plus courte que l'approche via le lac de Mertzbacher, mais la crête de Sarydjas constitue un obstacle difficile. La selle entre les pics Karly-Tau et Kazakhstan nous a semblé la plus accessible. Un groupe avancé de 8 personnes, dirigé par V. Popov, a été envoyé pour reconnaître et préparer l'itinéraire de traversée de la crête.
Le groupe, parti le 18 juillet de la ville d'Alma-Ata, était le 20 juillet au "camp vert" sous la moraine du glacier de la Muraille de marbre. Ensuite, en accomplissant la tâche qui lui avait été assignée, le groupe :
- a atteint la ligne de partage des eaux de la crête de Sarydjas par la crête nord-ouest du pic Karly-Tau ;
- a laissé les sacs à dos et a atteint le sommet du Karly-Tau ;
- puis est descendu sur le glacier Severny Inylchek.
La traversée inverse (descente) s'est effectuée par le même chemin que la montée.
La présente description a été rédigée en supposant une ascension depuis le "camp vert" et un retour au même endroit.

Situation géographique et conditions d'ascension
Le pic Karlytaou (5550 m) est situé dans la partie orientale de la crête de Sarydjas.
La première ascension du pic Karlytaou par le sud a été réalisée par V.F. Goussev en 1932.
Les années suivantes, l'histoire de l'ascension du pic a été marquée par les événements suivants :
- En 1965, l'équipe du Conseil républicain kazakh de la société sportive "Spartak" a gravi le pic Karlytaou d'ouest en est, en réalisant la traversée des pics Bayankol, Kazakhstan, Karlytaou et Muraille de marbre.
- En 1966, des touristes moscovites (groupe de N. Volkov) ont franchi le col de Karlytaou.
La météo dans la région est connue pour son caractère instable. Le plus souvent, dans la seconde moitié de la journée, la couverture nuageuse envahit le ciel, un vent violent se lève et la neige se met à tomber. Vers 18-19 heures, tout se calme, la nuit est généralement calme, seul le vent continue parfois à perturber.
L'itinéraire d'ascension est de type neige-glace. Dans la partie inférieure, on peut marcher soit sur la chute de séracs, soit dans le couloir entre la crête d'éboulis (à gauche dans le sens de la marche) et la chute de séracs. La traversée de la chute de séracs nécessite des efforts considérables ; la progression par le couloir est beaucoup plus facile, mais il faut se méfier des chutes de pierres et de la crête, il est donc plus prudent de descendre par là plutôt que de monter.
Lors de la progression sous le pic de la Muraille de marbre, des chutes de séracs depuis celle-ci et des avalanches depuis la crête (au sud de la muraille elle-même) sont possibles, il est donc nécessaire de franchir ce secteur avant 11-12 heures. La sortie de ce secteur vers le début de la crête de montée est techniquement difficile mais sûre.
L'itinéraire d'ascension directe vers le sommet passe par une pente neigeuse avec des parois de glace. La neige est profonde et instable, il a donc fallu marcher sur les parois de glace en organisant des points d'assurance avec des pitons à glace.
Risques potentiels :
- Lors de la progression sur les pentes, il est possible de déclencher une avalanche.
- Après des chutes de neige abondantes, il est déconseillé de s'engager sur l'itinéraire (risque d'avalanche).
- Cela concerne particulièrement la partie médiane de l'ascension.
L'accès direct au sommet est simple — par la crête à corniche. Le sommet est enneigé, il n'y a nulle part pour construire un cairn. La descente s'est effectuée par le même chemin que la montée.
La localité la plus proche peut être considérée comme la maison du berger à Djarkoulak (8-10 km du "camp vert"). À 27 km de Djarkoulak se trouve un poste frontière dans le village de Bayankol. Une voiture peut atteindre :
- Djarkoulak par temps sec,
- Achoutor par temps pluvieux.
III. Plan calendaire et composition du groupe d'assaut
Pour réaliser l'ascension, le plan calendaire suivant a été élaboré :
- 1er jour : "camp vert" I (3700 m)
- 2e jour : camp I – camp 2 (4700 m) sur la crête
- 3e jour : camp 2 – sommet – camp 3 (4700 m) – sur le site du camp 2
- 4e jour : camp 3 – "camp vert"
Il n'y a eu aucune déviation par rapport à ce plan. Composition du groupe d'assaut :
- Popov V.I. — chef
- Afanassiev A.
- Afraïmovitch E.
- Zapeka V.N.
- Kambarov E.K.
- Kireev G.
- Kondrachov I.V.
- Sagadeev R.M.
Aucun nouvel équipement n'a été utilisé.
IV. Description de l'itinéraire
1er jour
R1. Nous partons le matin du "camp vert" près de la moraine terminale du glacier de la Muraille de marbre. Le chemin le long du glacier est simple mais assez long. Nous approchons de la chute de séracs qui descend de sous la Muraille de marbre. Nous examinons le début de l'ascension. La montée par le couloir entre la crête d'éboulis et la chute de séracs est tentante, mais des pierres tombent constamment d'en haut : c'est dangereux. Nous décidons de passer par la chute de séracs.
R2. La chute de séracs est crevassée, il faut franchir des parois de glace pouvant atteindre 10-15 m de hauteur et 70° d'inclinaison. Nous avançons en taillant des marches et en plantant des pitons à glace. Le temps se dégrade, neige et vent. Sur les sections planes, la neige est profonde, les guides changent souvent. Après avoir franchi la partie la plus raide de la chute de séracs, nous arrivons sur une section relativement plus plane mais tout aussi crevassée. Devant nous se dresse une nouvelle montée avec de grandes crevasses difficiles à franchir. Nous commençons à obliquer vers la gauche en direction de la crête susmentionnée. Nous atteignons la rive droite (orographique) de la chute de séracs, établissons deux descentes le long de parois de glace (20-25 m), la dernière avec une corde qu'on fait glisser après. Nous trouvons immédiatement une grande plateforme, à l'abri des chutes de pierres. Nous dégageons l'emplacement, plantons la tente. Altitude 3700 m (camp I).
2e jour
La nuit s'est déroulée relativement calmement, seul le vent a soufflé toute la nuit. Nous sommes partis à 8 heures.
R3. Nous nous déplaçons dans le couloir le long d'une pente d'éboulis. Nous allons bon train : il faut sortir du couloir avant qu'il ne soit éclairé par le soleil pour éviter les chutes de pierres.
R4. Nous franchissons le plateau neigeux sous la Muraille de marbre. La neige est profonde, il faut creuser un chemin. La progression est difficile, le premier de cordée change souvent. Sur le chemin, nous rencontrons de gros blocs de glace : il s'agit de morceaux du glacier suspendu de la Muraille de marbre.
R5. Nous traversons une pente neigeuse, la neige est tout aussi profonde. À notre droite se trouve la chute de séracs que nous avons franchie au début (R2). Nous rencontrons des dépôts d'avalanches provenant de la crête de la Muraille de marbre, ils facilitent le passage mais nous incitent à accélérer, car il est déjà tard et des avalanches sont possibles. Ce n'est qu'après avoir franchi ce secteur que nous décidons de nous reposer sur un plateau neigeux plat. Déjeuner.
R6. Nous franchissons le plateau neigeux. La progression est facile.
R7–R8. Nous commençons l'ascension de la crête menant au pic Karly-Tau. La neige n'est pas très profonde, parfois du névé.
R9. Longue pente de glace (150 m).
- Le premier de cordée taille des marches, là où il peut avancer sur les crampons.
- Aux endroits où il faut se relayer, nous taillons de grandes marches - plateformes.
- Assurance avec des pitons à glace.

–12–

R10. Devant nous se trouve le bord d'une crevasse en surplomb. Il est possible de la contourner en traversant vers la droite sur 50-60 m, mais cela nécessiterait de grands efforts. Nous décidons de la franchir de front. Afanassiev, prenant 3 piolets avec lui, commence l'ascension d'une paroi de neige de 4 m (75-80°). Il atteint le bord de la crevasse et la franchit prudemment sur un mince pont de neige. La largeur de la crevasse est de 3-3,5 m. Ensuite, après avoir parcouru environ 10 m, il installe des cordes fixes en plant de piton à glace. Vent, neige.
R11–R13. Nous suivons une pente de neige et de glace pour atteindre la crête. Il s'agit d'une sorte de replat, large de 15-20 m. Il est déjà tard, nous construisons un mur pare-vent, installons les tentes. D'ici, on peut aller au sommet sans sacs à dos. Altitude 4700 m.
3e jour
R14. Nous suivons la crête. La neige nous arrive à la ceinture, la progression est très difficile et longue. Enfin, nous arrivons sous une paroi de glace. Il est possible de la contourner par une pente neigeuse raide sur la gauche, mais avec un tel état de la neige, cela est risqué.
R15. Nous franchissons la paroi de glace de front. La glace est bonne, les marches se taillent facilement. Assurance avec des pitons à glace.
R16. Nous suivons une pente neigeuse jusqu'à la prochaine section de glace. La neige est profonde, nous avançons prudemment, assurance :
- avec un piolet (au milieu de la pente) ;
- des pitons à glace (sur les bords).
R17–R20. La progression se déroule de la même manière que sur les sections précédentes R15–R16.
R21. Nous franchissons une courte paroi de glace raide (15 m, 70°). Plus haut commence une pente de glace et de névé. Si nous continuons l'ascension directement, l'itinéraire nous mènera sous de nouvelles parois de glace. Nous décidons de traverser vers la gauche, ce qui nous permet ensuite, après avoir franchi une section neigeuse, d'accéder à une pente neigeuse moins raide.
R22. Nous traversons vers la gauche sur 40 m. Par endroits, nous taillons des marches dans la glace, le plus souvent nous marchons sur du névé en taillant prudemment des marches avec le pied. Assurance avec des pitons.
R23. Pente neigeuse de 80 m, la neige est très profonde et meuble. Il faut avancer très prudemment pour ne pas déclencher une avalanche. En bas, assurance avec un piton à glace. Sur cette pente, nous approchons d'une section de glace à nu, nous y plantons immédiatement un piton à glace pour l'assurance. Tout le monde se rassemble, nous nous reposons.
R24. Devant nous, à gauche et en haut, se trouve une crevasse oblique dans la pente. Nous la franchissons par le bord supérieur : il faut tailler des marches dans du névé compact, en creusant jusqu'à la glace. Assurance avec des pitons à glace. La progression est très désagréable, car le pied gauche est constamment suspendu dans le vide. Franchir cette section de front est difficile en raison d'une inclinaison pouvant atteindre 80° (glace).
R25–R26. Nous nous élevons sur des pentes neigeuses jusqu'à la crête qui mène au sommet depuis la selle entre les pics Karly-Tau et Kazakhstan. La progression est nettement plus facile que sur les sections précédentes, seul le brouillard qui approche nous inquiète. Le vent se lève comme prévu. La visibilité est de 20-30 m.
R27–R28. Nous montons au point culminant du pic Karly-Tau par une crête à corniche. Le sommet est enneigé, il n'y a pas d'affleurements rocheux, il n'y a donc pas de cairn. De temps en temps, dans le brouillard, on aperçoit le Khan-Tengri. Nous commençons la descente.
R29. La descente vers le camp à 4700 m s'effectue par le même chemin que la montée. Descente le long des parois de glace avec des cordes fixes, la dernière avec une corde double. Nuitée sur le site du camp à 4700 m.
4e jour
R30. Descente par le même chemin que la montée jusqu'au glacier. Nous rejoignons le "camp vert" de base par le glacier.
V. Évaluation des actions des membres du groupe
Tous les membres du groupe ont effectué des ascensions ensemble ces 6 dernières années. Les participants ont une grande expérience des ascensions hivernales :
- La "pince" de Talgar (1965),
- Le pic de la Muraille de marbre en hiver (1966),
- La traversée de la "demi-pince" d'Aksaï (1967).
L'expérience de ces ascensions a largement facilité l'accomplissement de la tâche assignée. Il convient de noter l'atmosphère amicale et l'entraide de tous les participants du groupe. Sur les sections difficiles, le changement de guide a été respecté sans faille.
Tous les participants du groupe sont bien préparés, tant tactiquement que techniquement, ce qui a permis de réaliser l'ascension à un rythme assez rapide.
VI. Conclusion
En comparant l'itinéraire d'ascension du pic Karly-Tau avec les itinéraires précédemment parcourus (pic Kommunar par la crête NE, traversée de la "pince" de Tyouk-Sou, traversée de Talgar), le groupe estime que l'itinéraire mérite une cotation de 3B.
Au nom de l'équipe —

(V. POPOV)
Tableau des caractéristiques principales de l'ascension du pic Karly-Taou (5500 m)
| № | Section | Inclinaison de la section (°) | Longueur de la section (m) | Caractéristiques de la section et conditions de passage (relief, difficulté, méthode) | Météo | Heure de départ | Heure d'arrêt | Heures de marche | Nombre de pitons posés | Conditions de nuitée | Poids de la ration (gr) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er jour | R1 | 10000 | Marche sur le glacier depuis le "camp vert" 3200 m. (Facile, progression simultanée) | Bonne | 9:00 | 17:30 | 8:30 | 1000 | |||
| R2 | 20–25 | 750 | Traversée de la chute de séracs avec des parois de glace jusqu'à 20 m, longueur et inclinaison 60–75°. (Difficile, progression alternée avec taille de marches, assurance avec des pitons à glace) | Neige, vent | 4 | Camp I (3700 m), vent toute la nuit | |||||
| 2e jour | R3 | 30 | 250 | Marche dans le couloir entre la pente d'éboulis et la chute de séracs. (Moyen, progression simultanée) | Bonne | 8:00 | 18:30 | 10:30 | 1000 | ||
| R4 | 10–15 | 1000 | Plateau neigeux sous la Muraille de marbre, neige profonde. (Facile, progression simultanée) | Bonne | |||||||
| R5 | 30–35 | 200 | Pente neigeuse, neige profonde. (Moyen, progression simultanée) | Bonne | |||||||
| R6 | 5–10 | 600 | Plateau neigeux. (Facile, progression simultanée) | Couvert | |||||||
| R7 | 45 | 350 | Pente de neige et névé. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet) | Vent | |||||||
| R8 | 35–40 | 60 | Pente de neige et névé. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet) | Vent, neige | |||||||
| R9 | 55 | 150 | Pente de glace. (Difficile, progression alternée avec taille de marches, assurance avec des pitons à glace) | Vent violent avec neige | 7 | ||||||
| R10 | 70 | 10 | Pont de neige sur une crevasse. (Difficile, progression alternée, assurance avec des pitons à glace et piolet) | Vent, neige | 1 | ||||||
| R11 | 40 | 60 | Pente de neige et névé. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet) | Vent violent, neige | |||||||
| R12 | 45 | 40 | Pente de glace. (Moyen, progression alternée, assurance avec des pitons à glace) | Neige, vent | 2 | ||||||
| R13 | 45 | 120 | Pente de neige et névé, sortie sur la crête. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet) | Vent, neige | Camp 2 (4700 m), vent | ||||||
| 3e jour | R14 | 10–15 | 500 | Crête neigeuse avec neige profonde. (Facile, progression simultanée) | Bonne | 8:00 | 19:00 | 11:00 | 1000 | ||
| R15 | 60–65 | 30 | Paroi de glace. (Difficile, progression alternée avec taille de marches, assurance avec des pitons à glace) | Bonne | 2 | ||||||
| R16 | 45 | 60 | Pente neigeuse. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet) | Bonne | |||||||
| R17 | 65 | 40 | Paroi de glace. (Difficile, progression alternée avec taille de marches, assurance avec des pitons à glace) | Bonne | 2 | ||||||
| R18 | 45 | 40 | Pente neigeuse. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet) | Bonne | |||||||
| R19 | 65–70 | 30 | Paroi de glace. (Difficile, progression alternée avec taille de marches, assurance avec des pitons à glace) | Bonne | 2 | ||||||
| R20 | 45 | 60 | Pente neigeuse. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet) | Bonne | |||||||
| R21 | 70 | 15 | Paroi de glace. (Difficile, progression alternée avec taille de marches, assurance avec un piton à glace) | 1 | |||||||
| R22 | 45 | 40 | Pente de glace et névé. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet et piton à glace) | Bonne | 1 | ||||||
| R23 | 45 | 80 | Pente neigeuse avec neige profonde, risque d'avalanche. (Difficile, progression alternée, assurance avec piolet) | Bonne | |||||||
| R24 | 55–60 | 30 | Montée le long du bord d'une crevasse, glace. (Difficile, progression alternée avec taille de marches, assurance avec des pitons à glace) | Bonne | 2 | ||||||
| R25 | 45 | 300 | Pente neigeuse. (Moyen, progression alternée, assurance avec piolet) | Brouillard, vent | |||||||
| R26 | 40 | 60 | Sortie sur la crête par une pente neigeuse. (Facile, progression simultanée) | Vent | |||||||
| R27 | 30 | 300 | Marche sur une crête à corniche. (Facile, progression simultanée) | Vent | |||||||
| R28 | 20 | 120 | Accès au sommet par une crête à corniche. (Facile, progression simultanée) | Vent | |||||||
| R29 | cf. sections R28–R14 | Accès au sommet par une crête à corniche, descente vers le camp 3. (Facile et difficile, progression simultanée, assurance avec piolet, pitons à glace, etc.) | Vent, brouillard | –2 | Camp 3 (4700 m) | ||||||
| 4e jour | R30 | cf. sections R13–R1 | Descente sur le glacier et plus loin vers le "camp vert". (Moyen et difficile, progression alternée et simultanée, assurance avec piolet, pitons à glace, etc.) | Bonne | 10:00 | 18:00 | 8:00 | 2 | Bonne, "camp vert" (3200 m) | 1000 |
Total : 38:00 heures de marche, 28 pitons posés.
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