Aller au contenu

Sans titre

img-0.jpeg

  1. Classe de l'ascension — technique
  2. Région de l'ascension — Siama supérieure, chaîne de Gissar
  3. Itinéraire de l'ascension — par le contrefort Sud-Sud-Est
    • pic Khodja Lokan — 4767 m
  4. Catégorie de difficulté proposée — 5B
  5. Caractéristiques de l'itinéraire : dénivelé — 1250 m
    • longueur des sections de 5 à 6 degré de difficulté — 810 m
    • pente moyenne — 77°
  6. Nombre de pitons posés : pitons rocheux pour la sécurité — 129
    • pour points d'appui artificiels — 24
    • pitons à expansion — 5/2
    • pièces de protection — 114/18
  7. Durée de l'ascension — 35 heures
  8. Nombre de nuits et lieu : 2 nuits bonnes, sous tente
    • 1ère après le premier mur sous la deuxième ceinture rocheuse,
    • 2ème au sommet
  9. Ascension effectuée par un duo d'instructeurs
    • Igolkin V.I. — CMS — 455 000 Magnitogorsk,
    • Kudryashov V.S. — CMS groupe Lénine 37-18
  10. Date de départ et de retour
    • départ le 17 juillet 1981
    • retour le 19 juillet 1981 img-1.jpeg

Passage de la partie supérieure de l'itinéraire avec du matériel en jetant du camp de base. img-2.jpeg img-3.jpeg img-4.jpeg

Description de l'itinéraire

Du camp de base sur la « prairie verte » en Siama supérieure, situé sous le pic Medvejiy zamok, d'abord 30 minutes par la moraine, puis 30 minutes par le glacier de Siama pour atteindre le col des Quatre. La montée au col des Quatre par une pente de neige raide dure 30 à 45 minutes. Du col des Quatre, descendre dans le ravin de la rivière Kadam-Tash en direction du pic Mechta, en descendant la rivière jusqu'à ce que l'on contourne le mur est et que l'on se trouve en face du rebord Sud-Est caractéristique, avec un creux dans sa partie médiane. La descente du col sous le rebord Sud-Est dure 1,5 à 2 heures. Ici, un bon bivouac est possible. Remonter par la pente d'éboulis est jusqu'au rebord Sud-Est (1 heure). Ici, sur la crête de la pente d'éboulis, à 20 m des rochers de base du rebord Sud-Est, une nuitée est possible.

À partir de la base du rebord Sud-Est, longer le mur Sud sur environ 300 m par une pente de rochers et d'éboulis avec des coulées de neige et, sans atteindre 20 à 30 m de la cascade inférieure, commencer l'ascension le long de la base du mur Sud en direction du cirque d'où jaillit la cascade.

Section R0–R1. Par un angle interne, puis le long de la crête vers le haut avec une orientation vers la gauche. Les passages à pic alternent avec des vires. Des saillies pratiques pour l'organisation de la sécurité. Les rochers sont en relief, en forme de coquillages, peu dégradés. Traverser un ravin d'où s'écoule un ruisseau au-dessus de la première cascade, sortir sur une vire de 80 m.

Section R1–R2. Vers le haut par des rochers de type « dos d'âne » d'abord par un couloir peu marqué (20 m), puis par des dalles polies. Peu de saillies pour la sécurité, les pitons sont difficiles à poser, sur les petites vires — de petites pierres. 58 m.

Section R2–R3. La pente augmente, mais les rochers deviennent plus en relief, des fissures pour les pitons apparaissent. D'abord par un angle interne, puis le long des parois pour atteindre le bord gauche du ravin formé par la cascade supérieure. Passer le long du mur à pic (10 m) au-delà du coude du ravin sur une plate-forme inclinée sous l'abri du mur à gauche et au-dessus de la cascade. 55 m.

Section R3–R4. Par un névé raide, traverser le cirque en direction du centre du mur, limité à gauche et à droite par des couloirs à pic, qui sont des voies d'écoulement de la partie droite du mur Sud. Le mur est la base du contrefort Sud-Est. Les deux couloirs peuvent être le théâtre de chutes de pierres, il est donc recommandé de traverser le cirque rapidement, de préférence le matin. Sécurité assurée par des piolets. Des passages de glace sont présents. Le mur est un bon abri contre les pierres. Au contact entre la pente de névé et le mur — un «ranclu» d'une largeur de 1 m.

Section R4–R6. Le début le plus logique est de suivre l'angle interne (5 m) qui débouche sur un couloir raide avec un petit surplomb au milieu. Le surplomb est franchi en sortant vers la droite. Puis suivre le couloir pour atteindre une petite vire limitée à gauche et à droite par des parois lisses. Les pitons sont difficiles à poser. Vers le haut, un puissant couloir se dresse verticalement, pratique pour l'escalade dans sa partie inférieure. Mais le couloir se termine par une série de puissants surplombs de 5 m de hauteur à une altitude de 50 à 60 m. Il est donc plus logique de dévier vers la gauche, sur la partie centrale-gauche du mur.

Section R6–R7. Par des parois convexes et absolument lisses, effectuer un trajet en friction en traversant vers la gauche avec une légère montée. Très difficile, mais il faut aller précisément ici. Il est difficile de trouver des fissures pour les pitons. Après 15 à 20 m — une étroite vire horizontale où 3 personnes peuvent se tenir. Sur le mur, il y a des fissures pour les pitons. Le mur est à pic, avec des passages en surplomb dans de nombreux endroits. Lieu psychologiquement difficile.

Section R7–R8. Dans la partie gauche de la vire, commencer l'ascension le long d'une paroi à pic qui débouche sur un angle interne. Les rochers sont lisses et monolithiques, avec des prises arrondies. L'angle interne se termine par un surplomb.

Section R8–R9. Le surplomb est franchi sur des échelles avec une orientation vers la gauche. Dans la fissure sous le surplomb, les pièces de protection sont bien placées. Au-dessus du surplomb — une dalle lisse, avec un relief arrondi, sans prises. Travail exclusivement en friction. Il est difficile de maintenir l'équilibre. Ici, il faut poser des pitons à expansion pour la sécurité et pour franchir le prochain surplomb. Difficulté extrême.

Section R9–R10. Après le deuxième surplomb — une dalle lisse avec une fissure à la base. La dalle est limitée par un plan de mur en surplomb qui forme un angle interne avec elle. À la base de la dalle — un éclat en forme de coin. Attention ! La dalle fait 4 m, puis une paroi à pic de 4 m débouche sur un angle interne vertical en surplomb. Pour la sécurité, un autre piton à expansion est posé. Le long du plan gauche de l'angle interne — une traversée de 2 m vers la gauche sur l'arête de l'angle. Ici, on peut fixer des cordes. Situation extrêmement difficile. Escalade de tension maximale.

Section R10–R11. Vers la gauche, le relief se présente sous forme de saillies « en dos d'âne » sur le mur. 6 m vers la gauche et vers le haut, puis le long du mur verticalement vers le haut, en utilisant des points d'appui artificiels. 12 m sous le surplomb.

Section R11–R12. Le surplomb est franchi avec des points d'appui artificiels, le relief reste toujours lisse et arrondi avec des fissures émoussées. Un 4ème piton à expansion est posé.

Section R12–R13. Après le surplomb — un mur lisse avec parfois des prises arrondies en friction. Ici, il faut effectuer une traversée vers la droite, en utilisant le relief, vers le haut, puis une traversée vers la gauche, et répéter les zigzags. De fortes étendues, des « grand écart » dans des conditions nécessitant le maintien de l'équilibre. Tout l'arsenal de la haute technique de l'escalade sportive est utilisé.

Section R13–R14. 24 m débouchent sur un angle interne incliné absolument lisse avec une grotte formée par le surplomb limitant l'angle. Ici, pour l'organisation des cordes, il faut poser 4 pitons à pétales, 2 stoppers. Depuis l'angle, le départ se fait vers la droite (2 m), puis le long d'une dalle lisse et inclinée, montée vers le haut et vers la droite (12 à 13 m). La section est parcourue en opposition, avec un dévers vers la gauche. Pour les mains — une fissure peu marquée sur la paroi en surplomb. Sortie sur une vire devant une dalle à pic avec une fissure.

Section R14–R15. Ici, les rochers sont plus dégradés, il y a des blocs instables. La paroi est parcourue avec la technique « en opposition ». La largeur de la fissure est de 2 à 3 cm, profonde. Les pièces de protection sont bien placées. La longueur de la section est de 12 m.

Section R15–R16. Après la paroi — un surplomb. Ici, les rochers sont en relief, mais dégradés. La section est parcourue en utilisant des points d'appui artificiels. Un bon choix de places pour poser des pitons et des pièces de protection.

Section R16–R17. Après le surplomb, il y a une section de rochers fortement dégradés. Une attention particulière doit être portée à la corde, qui peut faire tomber de petites pierres. Le déplacement est extrêmement prudent. Le mouvement est compliqué par des prises « vivantes » et du sable de pierre fine sur le relief de type « dos d'âne ». La section de 20 m débouche sous de puissants surplombs, en partie dégradés. Lieu « peu rassurant », les cordes sont fixées à une saillie et bloquées par des pitons.

Section R17–R18. Depuis sous les surplombs, le départ se fait vers la droite d'abord par une dalle inclinée, puis vers une paroi à pic avec un petit surplomb. Les rochers sont en relief, la section est parcourue en escalade libre. Le petit surplomb est franchi en « appui » sur une bonne vire horizontale de 1 m sur 1 m. Ici, un cairn de signalisation est laissé. La vire est comme le sommet d'une petite arête du mur.

Section R18–R19. Depuis la vire vers la droite — dans un profond cheminée monolithique à pic, mais en relief, par laquelle on monte de 20 m sous un grand surplomb avec une fissure. Sous le surplomb — une petite vire où l'on peut organiser la sécurité. La tentative de franchir le surplomb n'a pas abouti. À droite — une dalle absolument lisse formant un angle interne incliné avec l'arête du mur en surplomb.

Section R19–R20. Le passage le long de la dalle est possible, mais il n'y a nulle part où poser des pitons. La dalle de 12 m est parcourue en friction, en opposition. Les mains sont placées le long de l'angle interne près des pieds. La section est très « psychologique », nécessite de la hardiesse, une haute technique et de la souplesse. Puis une paroi à pic et sortie sur une bonne vire horizontale.

Section R20–R21. La vire, interrompue au milieu par une saillie de paroi monolithique à pic d'une longueur de 40 m. La largeur varie de 1 m à 20 cm. Ici, le 1er cairn de contrôle. Une nuitée assise est possible pour tout le groupe. Le long de la vire, se déplacer horizontalement vers la gauche sur une petite crête.

Section R21–R22. Deux petites parois, alternant avec des vires, lors d'un déplacement vertical de 20 m, mènent à un angle interne peu marqué.

Section R22–R24. Déplacement vertical vers le haut le long d'un mur monolithique à pic. Pas de vires. Sécurité suspendue, escalade difficile, mais agréable. Les pièces de protection « rentrent » bien.

Section R24–R25. Le mur débouche sur un petit cheminée situé comme derrière un coude du mur, puis sur une crête. La vue s'ouvre sur le bassin de la cascade, qui est la limite gauche du mur de 350 m gravi, recouvert de glace et de névé.

Section R25–R26. La crête s'aplanit et se rétrécit. Les rochers sont monolithiques, secs. Ici, un « gendarme » de forme bizarre, formé par l'érosion. Le long de la crête vers la droite — sortie sur une bonne plate-forme horizontale située en dessous, à la base du mur monolithique de la ceinture suivante — la partie centrale du mur Sud. Ce mur monolithique, qui est la partie centrale du contrefort Sud-Sud-Est, présente un relief peu marqué, de nombreux surplombs, peu de fissures, ce qui le rend très difficile à gravir. Il est plus logique de dévier vers le plan droit du contrefort, où il jouxte le couloir droit du mur Sud, séparant le rebord Sud-Est.

Section R26–R27. Depuis la plate-forme où l'on a bivouaqué, descendre le long d'une étroite vire inclinée de 60 m, vers la droite, à environ 10 m en bas, en direction du large couloir du mur Sud et du rebord Sud-Est. Ici — une petite plate-forme au pied d'un couloir peu marqué qui se trouve sur le plan vertical droit du contrefort Sud-Est.

Section R27–R28. Dans la partie droite du couloir peu marqué — monter le long d'un angle interne sur un petit contrefort mis en évidence par le couloir susmentionné. Les rochers sont lisses, polis par l'eau et la neige, les pitons sont difficiles à poser, partout — du sable de pierre.

Section R28–R29. D'abord le long d'une paroi à pic, puis le long d'une crête peu marquée avec un relief de type « dos d'âne » — monter de 40 m. Le relief pour l'organisation des points de sécurité intermédiaires est complexe. Certaines sections sont parcourues en friction. Les places pour l'organisation des cordes sont inconfortables.

Section R29–R30. Le relief sur cette section est très varié. Des parois à pic alternent avec des dalles inclinées et de petites vires. À gauche, on aperçoit un couloir peu marqué, plus simple à gravir, mais il débouche sur un mur en surplomb. Dans la partie centrale de la section — une dalle inclinée de 5 m, recouverte de glace de verglas. Plus loin, sur les rochers, on rencontre du névé glacé. Plus loin — une vire inclinée sous une paroi avec un surplomb. Une section très difficile de 6 m où pratiquement aucun endroit ne permet de poser des pitons, les rochers sont mouillés.

Section R30–R31. Une dalle absolument lisse, sans prises, inclinée à 70°. La section est parcourue grâce à la hardiesse et à l'utilisation de la friction. Il est difficile de trouver des points pour l'organisation de la sécurité intermédiaire. À la fin de la dalle — une paroi à pic de 3 m avec une fissure. Après celle-ci — derrière un coude — une crête, une vire pratique pour l'organisation de la sécurité.

Section R31–R32. Ici, la direction du déplacement change de 60°. Déplacement le long de la crête avec des parois à pic. Bonne sécurité grâce aux saillies. À droite — une pente de névé raide. Après environ 140 m depuis le tournant — sortie sur la pente de névé.

Section R32–R33. La crête débouche sur une selle à gauche d'un « gendarme » situé sous la partie supérieure du contrefort Sud-Est, appelé « pilier ». Sous le « gendarme », une nuitée est possible, mais il est préférable de contourner le « gendarme » par la pente de névé, car la partie inférieure du « gendarme » est en surplomb. Par le névé — avec une sécurité assurée par des piolets (souvent de la glace affleure à la surface) — monter vers la paroi et le long de celle-ci, après 10 m — sortie sur une plate-forme sous le « pilier ».

Section R33–R34. Le déplacement le long du « pilier » commence depuis la plate-forme sur la crête, dans sa partie gauche. Depuis la plate-forme, vers le haut, un cheminée peu marqué monte, à gauche duquel les rochers forment un angle externe, à peu près constant sur une longueur de 80 m. Il y a des fissures, les pièces de protection sont bien placées. Les places pour la sécurité sont semi-suspendues (en s'appuyant sur la corde de sécurité).

Section R34–R35. Le long des parois à pic, alternant avec de petites vires inclinées, en contournant à gauche un grand surplomb — sortie sous un angle interne en surplomb.

Section R35–R36. L'angle interne à droite est limité par de puissants surplombs, à gauche — par des dalles lisses à pic. Dans l'angle, on trouve des fissures assez bonnes. Parfois, il faut utiliser des points d'appui artificiels (sur pièces de protection) et des échelles.

Section R36–R37. L'angle interne débouche sur un surplomb, qui est franchi sans grande difficulté, en utilisant des points d'appui artificiels (il y a de bonnes fissures).

Section R37–R38. Une paroi à pic et un angle interne débouchent sur une petite plate-forme sous un mur lisse en forme de balcon en surplomb au-dessus des rochers. Ici — le 2ème cairn de contrôle. Une nuitée assise est possible.

Section R38–R39. Un mur lisse à pic avec une fissure oblique (vers la gauche). En haut — une ceinture de surplombs. Il est difficile de choisir le chemin le plus simple. L'endroit semble sans issue, très complexe psychologiquement et techniquement. D'abord le long de la fissure (il faut une grande pièce de protection — un hexa), puis plusieurs mètres vers la droite et vers le haut, sous le surplomb inférieur.

Section R39–R40. Le surplomb est franchi avec des points d'appui artificiels, il est difficile de trouver des fissures pour les pitons. Il faut poser un piton à expansion.

Section R40–R41. Après le surplomb — une paroi absolument lisse à pic avec de longues fissures inclinées et horizontales. La tentative de passer par la fissure inclinée échoue, mais un piton et une pièce de protection (stopper n°3) sont posés pour un « pendule ». Le long de la fissure horizontale, en se tenant à la corde — 2 m vers la droite. Une autre fissure inclinée. Ici, on place un stopper n°2. 30 cm plus à droite — un piton à expansion. Plus loin, rien n'est possible, et il est impossible de poser des pitons, car il faut maintenir l'équilibre. En se tenant aux petits cristaux de la roche avec les ongles — 10 m jusqu'à la fissure inclinée.

Section R41–R42. La fissure est orientée vers le haut et vers la gauche. À droite — un surplomb. Un autre piton à expansion pour la sécurité, des pitons et des pièces de protection dans la fissure pour des points d'appui artificiels. Extrêmement difficile. La fissure débouche sous un surplomb. Sous le surplomb — une traversée avec une montée vers la droite de 5 m. Franchir le surplomb pour entrer dans une niche où se trouve une petite vire. Ici, en combinaison avec le coude, on peut créer une sécurité fiable.

Section R42–R43. Dans la niche, à travers un léger surplomb avec une « sous-main », entrer dans un long angle interne avec un caractère de rochers en relief. L'angle interne, à travers des parois à pic, débouche sous un surplomb.

Section R43–R44. Le surplomb est contourné le long d'une paroi absolument lisse à pic avec une fissure pour les pieds. En bas — un vide. L'endroit est « psychologique ». Extrêmement complexe. À la fin de la dalle — vers le haut, 2 m. Sortie sur une vire inclinée, recouverte de glace, avec une petite saillie.

Section R44–R45. Dans cette partie, le « pilier » se réduit considérablement. Le long des rochers, qui forment des parois alternant avec des vires inclinées et des « peignes » et des angles internes, monter directement vers le haut. 80 m jusqu'à une paroi à pic que l'on contourne ensuite par la droite le long d'une étroite vire et d'une fissure situées sur le plan droit du « pilier » (et du contrefort Sud-Est). En contournant la crête en forme de « gendarme », entrer sur la partie horizontale du contrefort, d'une longueur d'environ 7 à 8 m. Plus loin — une descente ciblée sur une étroite selle avant une montée à pic. Ici — la partie la plus étroite (8 à 10 m) du contrefort Sud-Est. À gauche, on peut regarder dans le couloir gauche, à droite — dans le couloir droit du mur Sud. Sur la plate-forme, une nuitée est possible.

Section R45–R46. La section suivante est constituée de bandes étroites (4 à 5) de rochers noirs et clairs. Une paroi blanche à pic est parcourue le long d'une fissure en escalade libre.

Section R46–R47. Ici, le contrefort se réduit en une arête aiguë. Les rochers sont fortement dégradés. Le long de l'arête, puis vers la gauche, entre la paroi à pic et l'arête — le long d'un angle interne, entrer derrière le coude de l'arête sur sa partie droite. Ici, le contrefort tourne légèrement vers la gauche et, après 120 à 150 m, débouche sur l'arête est de l'avant-sommet.

Section R47–R48. Ici, il est préférable de traverser la pente de neige raide et de sortir sur l'arête est. Le long de l'arête est (rocheuse et neigeuse) sortir au sommet.

Descente par l'arête Ouest de catégorie 4A. La descente du sommet jusqu'au glacier Mechta et ensuite par le col Mechta dure 8 à 10 heures. Du col Mechta à travers la vallée de Kadam-Tash jusqu'au col des Quatre — 3 à 4 heures. La descente du col des Quatre jusqu'au bivouac « Verte auberge » en Siama supérieure — 1 heure.

Conclusion générale

L'itinéraire peut être classé dans la catégorie technique. Par sa longueur, sa pente et son dénivelé (1250 m), il se rapproche d'un itinéraire de catégorie 6B. La pente et la complexité dans de nombreux endroits excluent la possibilité de monter, même pour la deuxième personne, avec un sac à dos, et nécessitent son extraction. Nous pensons que l'itinéraire sera très intéressant pour les groupes ayant une haute préparation en escalade rocheuse. Certaines sections nécessitent de la part du premier de cordée une préparation psychologique et une technique d'escalade libre exceptionnelles. L'itinéraire dans son ensemble nécessite une haute condition physique et une tension nerveuse.

Les sections les plus difficiles :

  • la première moitié du mur à la base du contrefort Sud-Sud-Est (150 m) ;
  • la partie centrale de la partie supérieure du contrefort Sud-Sud-Est — le « pilier » (90 m).

Le duo a mis 27 heures de marche pour atteindre le sommet.

Tableau des caractéristiques principales de l'itinéraire de première ascension au pic Khodja Lokan par le contrefort Sud-Sud-Est de catégorie 5B. img-5.jpeg img-6.jpeg

Suite 1

№ sectionDegréLongueur, mCaractère du reliefPente (cat. section)ÉtatConditionsPitons (rocheux)Pitons (expansion)Pièces protectionPassé (unités)Temps/Bivouacs
R0–R16560angle interne, crête4légèrement dégradé438 heures
R1–R27060cheminée, dos d'âne444
R2–R37560angle interne, dos d'âne5monolithique53sortie dans le cirque (9:30)
R3–R46080pente de névé4névé denseà travers piolet
R4–R5805angle interne5légèrement dégradé21début à 10:00
R5–R69020cheminée avec surplomb53+13+1
R6–R78520paroi lisse évidente5monolithique3+12+1
R7–R86515paroi, angle interne62+11+1
R8–R99315surplomb, paroi, surplomb63+11+1
R9–R109010paroi6absolument lisse1+111
R10–R1180–8526incliné et vire, paroi5–4légèrement dégradé2+13+1
R11–R129310paroi en surplomb avec surplomb.63+112+1
R12–R138524paroi lisse6lisse4+12sortie vers la grotte (15:00)
R13–R148515angle interne lisse, dalle633
R14–R159012paroi avec fissure5légèrement dégradé11+1
R15–R169515surplomb62+11+1
R16–R178020dalles inclinées5dégradé24sortie vers les rochers dégradés (17:00)
R17–R188020dalle lisse5légèrement dégradé42
R18–R198525vire, cheminée5monolithique23
R19–R208015dalle lisse, paroi6absolument lisse32
R20–R21-40vire interrompue5sans pierresnuageux, sans vent22cairn de contrôle n°1 (19:40), possibilité de nuitée
R21–R227020parois avec vires4légèrement dégradé12
R22–R238040angles internes, externes, parois5monolithiques44
R23–R248015paroi en relief5en relief12
R24–R256040cheminée, paroi, crête4légèrement dégradé24
R25–R26-20crête étroite1monolithique12plate-forme, nuitée (22:00)
R26–R27-60vire interrompue vers le bas4légèrement dégradévers les sailliessortie à 8:00
R27–R287020angle interne4rochers lisses3
R28–R298040crête5dos d'âne62
R29–R307060parois avec vires, surplomb5glace de verglas85
R30–R317030paroi inclinée5absolument lisse41
R31–R3270140crête avec parois4enneigé3 saillies5près du « gendarme », possibilité de nuitée
R32–R336570névé4dense, avec glaceà travers piolet
R33–R347580angle externe, parois5monolithiquesbrouillard, −5…+5°С5713:00
R34–R358030paroi5"2+13
R35–R369315angle interne en surplomb6monolithiques2+П3+П
R36–R371003surplomb6"1+П1+П
R37–R388530paroi, angle interne6"3+П4+Пsortie sur balcon, cairn de contrôle n°2
R38–R399020paroi avec fissure6absolument lisse4+П3+П
R39–R401002surplomb

Fichiers joints

Sources

Commentaires

Connectez-vous pour laisser un commentaire