Passeport d'ascension

I. Catégorie de difficulté technique

  1. Pamiro-Alaï, vallée de Kok-Sou
  2. Pic Ya. Anvelta, 5049 m par le bastion central de la paroi sud-est
  3. Proposition - 6e catégorie de difficulté, première ascension
  4. Dénivelé - 1150 m

Longueur de l'itinéraire 1260 m Longueur des sections de 5-6e catégorie de difficulté 1060 m Longueur des sections de 6e catégorie de difficulté 401 m Pente moyenne de l'itinéraire 78° Pente moyenne des sections principales : 5-6e catégorie de difficulté (3900-4150 m) 82°, (4300-4500 m) 87°, (4600-4700 m) 87°

  1. Nombre de pitons posés :

    • pitons à roche : 115, 35
    • pitons à expansion : 4, 0
    • éléments de protection : 74, 28
    • pitons à glace : 8, 0
  2. Heures de marche de l'équipe : 62 h, 5 jours

  3. Nuitées :

    • I — six personnes dans une tente, couchés
    • 2-3 — semi-allongés, dans une tente
    • 4 — assis, six personnes dans une tente
  4. Chef d'équipe : Stalmakhov Alexandre Vassilievitch, CMS Koulaguine Alexandre Alexeevitch, CMS Jmaev Veniamin Vassilievitch, CMS Gadeev Raoul Gareevitch, CMS Pavlov Boris Valerievitch, CMS Beliaev Sergueï Anatolievitch, CMS

Entraîneur : Bocharov Vladimir Nikolaïevitch, MS d'URSS

II. Départ pour l'itinéraire : 20 juillet 1987

Sommet : 24 juillet 1987

Retour : 25 juillet 1987

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(0) — nuitées img-1.jpeg Itinéraire de l'ÉQUIPE Itinéraire de Starlychanov par le bastion droit de la paroi sud-est 1981, 5B

Schéma de l'UIAA

Légende des pitons (p. 3) : 1 — pitons à expansion 2 — pitons à glace 3 — éléments de protection 4 — pitons à roche

Description des sections selon le schéma (R0-R41) :

  • R0 : V, 20 m, 85°
  • R1 : IV+, 20 m, 70°
  • R2 : IV, 10 m, 70°
  • R3 : VIA2, 10 m, 95°
  • R4 : VIA3, 15 m, 95°
  • R5 : V+, 10 m, 85°
  • R6 : V+, 20 m, 85°
  • R7 : VIA2, 10 m, 95°
  • R8 : IV+, 30 m, 70°
  • R9 : V, 10 m, 85°
  • R10 : IV, 60 m, 60°
  • R11 : V+, 10 m, 85°
  • R12 : IV, 10 m, 60°
  • R13 : IV, 40 m, 60°
  • R14 : IV+, 40 m, 70°
  • R15 : V, 20 m, 70°
  • R16 : VIA2, 10 m, 95°
  • R17 : VIA2, 100 m, 85°
  • R18 : IV, 40 m, 60°
  • R19 : VIA3, 10 m, 95°
  • R20 : VIA2, 40 m, 85°
  • R21 : VIA2, 10 m, 95°
  • R22 : VIA2, 40 m, 90°
  • R23 : V, 10 m, 75°
  • R24 : VIA3, 10 m, 90°
  • R25 : VIA2, 20 m, 80°
  • R26 : VIA3, 20 m, 90°
  • R27 : V, 40 m, 80°
  • R28 : VIA3, 40 m, 90°
  • R29 : V, 20 m, 80°
  • R30 : VI, 20 m, 90°
  • R31 : IVA2, 5 m, 95°
  • R32 : VI, 10 m, 90°
  • R33 : VIA4, 20 m, 100°
  • R34 : VI, 10 m, 90°
  • R35 : V, 40 m, 85°
  • R36 : VIA3, 20 m, 95°
  • R37 : V, 30 m, 80°
  • R38 : V, 20 m, 75°
  • R39 : IV, 10 m, 65°
  • R40 : V, 50 m, 75°
  • R41 : V, 100 m, 70°

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Description de l'itinéraire par sections

20 juillet 1987

Sect. R0-R1 : Paroi. Rocher à gros blocs. Monolithe. Bonnes prises. Sect. R1-R2 : Angle interne. Monolithe. Assurance fiable. Ça se gravit facilement. Sect. R2-R3 : Paroi de même structure. Sect. R3-R4 : Corniche. Jmaev passe en suspendant 2 boucles. Puis angle interne, encore une boucle. Sect. R4-R5 : Cheminée en surplomb, avec des parois lisses en haut : «Zailzug». Jmaev monte sur des échelles depuis la cheminée jusqu'à une plateforme. Sect. R5-R6 : Puis paroi. Traversée à droite puis à gauche. La deuxième corde se termine. Sect. R6-R7 : Angle interne de 20 m, se terminant par une paroi en surplomb, qui est franchie sur des échelles. Sect. R7-R8 : Puis sortie sur une paroi simple. Sect. R8-R9 : Sur la paroi, l'assurance est inconfortable. Sect. R9-R10 : Paroi raide et sortie sur la crête de «l'ogive». Premier contrôle. Sect. R10-R11 : Le long de la crête, une corde et demie sous une paroi de 10 m, puis sur une crête, à gauche de celle-ci, un peu plus bas, une plateforme où nous organisons la première nuitée.

21 juillet 1987

Sect. R13-R14 : Le matin, le long du bord droit du couloir, partiellement sur les rochers, partiellement sur la glace. Sect. R14-R15 : Franchissement de la croix «X» sur de la glace raide. Le premier en crampons. Il faut traverser le matin. Depuis le couloir gauche, des pierres tombent constamment dans la journée. Depuis le droit, des avalanches humides partent. Sect. R15-R16 : Traversée sous la base d'une grande cheminée avec un bouchon dans le tiers inférieur. Toute la cheminée est recouverte de glace. Le soleil est déjà haut, la cheminée est littéralement battue par un ruisseau. Sect. R16-R17 : Entrée dans la cheminée par une paroi en surplomb. Gadeev passe en suspendant 4 boucles. La paroi est encore sèche. Le ruisseau s'écarte de nous vers la droite. Sect. R17-R18 : Gadeev est relayé par Pavlov. Sur la glace, sous le bouchon, assurance :

  • à travers un piolet,
  • à travers le bouchon,
  • puis directement dans le ruisseau, où l'on peut se caler, mais la corde se termine directement dans le ruisseau. Tout le monde est trempé jusqu'aux os en franchissant cette cheminée. Sect. R18-R19 : Pavlov est mouillé jusqu'à la culotte, mais il passe encore une corde pas trop raide sur une pente de neige et de glace sous une corniche, sous laquelle nous organisons la 2e nuitée. Quatre personnes creusent une plateforme dans la glace. La paire suivante traite l'itinéraire plus loin. Sect. R19-R20 : Immédiatement au-dessus de la plateforme, une paroi en surplomb de 10 m. Gadeev passe en utilisant des échelles. La transition à travers la corniche dans sa partie supérieure est particulièrement difficile. La paroi est constituée de matériau non solide. Pour l'assurance, on plante un piton à expansion. En partant de la nuitée, on y accroche une boîte avec un message — 2e catégorie de difficulté.

22 juillet 1987

Sect. R20-R21 : Après la corniche, pas d'aplatissement. Paroi abrupte de 40 m. Il faut suspendre des échelles et des boucles. Gadeev s'approche de la corniche. Changement avec Pavlov. Pavlov tente de franchir la paroi en surplomb, mais le travail intense de la journée a épuisé ses forces, et c'est déjà le soir. Après deux tentatives, la paire redescend pour la nuitée. Sect. R21-R22 : Le matin, la triplette Beliaev-Jmaev-Stalmakhov prend le relais. Beliaev franchit la corniche et la paroi en surplomb à la limite de ses capacités. Utilise des échelles, des boucles, un «zailzug». Mais ensuite, une paroi de 40 m semble continuer à surplomber. Encore des échelles, un «zailzug». Sect. R23-R24 : Légère diminution de la pente, mais cela conduit à nouveau sous une corniche. Sect. R24-R25 : La corniche est contournée à droite sur des échelles. Puis paroi abrupte, également sur des échelles. Sect. R25-R26 : La paroi s'adoucit, mais reste très difficile à gravir. Encore des échelles. Le long de la paroi, sous un angle interne. Point d'assurance suspendu. Sect. R26-R27 : Angle interne abrupt. Se termine par une corniche. Franchi à la limite des capacités sur des échelles. Sect. R27-R28 : Après la corniche — une fissure de 40 m. Très raide, mais se gravit en libre. Sect. R28-R29 : La fissure conduit sous une paroi de 40 m. Paroi abrupte. Franchie sur des points d'appui artificiels. Station sous la paroi suspendue. Pas de plateformes. Au milieu de la paroi — une corniche. Après la corniche, Beliaev doit travailler sur une échelle avec un crochet céleste. Sect. R29-R30 : La paroi s'adoucit. Station sur une plateforme, on peut se tenir debout. 20 m de montée plus libre sans échelles ni boucles avec des points d'ancrage fiables. Sect. R30-R31 : Mais la paroi conduit à un angle interne abrupt, qui se termine par une corniche et une paroi en surplomb. Encore sur des échelles, mais derrière cette paroi, il y a déjà un aplatissement.

Nous redescendons pour la nuitée.

23 juillet 1987

Nous repartons sur l'itinéraire déjà traité. Nous ne hissons pas les sacs. Certains les portent sur le dos, d'autres en baudrier — nous les traînons derrière nous. C'est un peu lourd sur une pente aussi raide, mais la vitesse de déplacement est nettement supérieure à celle que nous aurions si nous devions les hisser à chaque corde, à quelques exceptions près. Le déplacement le long des cordes fixes est extrêmement prudent pour ne pas provoquer de chute de pierres. Nous atteignons la fin des cordes traitées. Pavlov ouvre la marche. Sect. R31-R32 : Paroi de 40 m, puis nous traversons un couloir de neige et de glace de difficulté moyenne et des «têtes de mouton», à nouveau sous une paroi abrupte de 10 m. Sect. R32-R33 : Après la paroi abrupte de 10 m, un angle interne raide part vers la droite, s'adoucit progressivement et conduit sous une énorme corniche, d'où tombe une cascade, ou plutôt une paroi en surplomb. Nous ne trouvons pas de contournement. Sur le côté droit de la paroi, le long d'une fissure, sur des échelles, montrant une technique virtuose du «zailzug», Pavlov franchit cette section extrêmement difficile. Encore une fois, il est complètement trempé. Lors de cette ascension, il mérite le surnom de «plongeur». Sur cette section, il faut hisser les sacs. Ces 20 m suspendus doivent être franchis le plus rapidement possible — la cascade ne permet pas de se reposer en étant suspendu à la corde. Pendant que Beliaev et Stalmakhov hissaient les sacs, debout dans le ruisseau qui se précipite de la corniche en cascade, Pavlov et Gadeev sont déjà partis sur une plateforme de glace sous la corniche suivante. Sect. R34-R35 : Sur la plateforme, nous creusons une étroite plateforme. Nuitée assise. Peut-être que sous la paroi en surplomb, la nuitée aurait été un peu meilleure, mais la cascade éclabousse également toute la plateforme sous la corniche, et la paroi est également toute mouillée. Mais nous sommes déjà très contents que cette terrible paroi en surplomb soit derrière nous. Mais il nous reste encore du temps, et nous continuons le traitement. La triplette Gadeev-Pavlov-Stalmakhov part traiter la suite de l'itinéraire. La triplette tente d'organiser un bivouac décent. Sect. R35-R36 : La corniche au-dessus de la plateforme est contournée à droite. Un angle interne raide part vers le haut, qui conduit sous une nouvelle corniche. Station, nous sommes en assurance suspendus. Sect. R36-R37 : La corniche est contournée à gauche. Paroi, encore des échelles. Puis un étroit couloir inondé de glace, après quoi — une paroi en surplomb. Gadeev la franchit. Descente pour la nuitée. Nuitée uniquement assise. Mais on sent déjà que le sommet est proche. Nous espérons atteindre le sommet demain.

24 juillet 1987

Nous partons tôt. En ordre, nous atteignons la fin des cordes traitées. Koulaguine ouvre la marche. Sect. R37-R38 : Crête de 30 m. Puis un angle interne, ne présentant pas de grandes difficultés, conduit sous une paroi en surplomb. Sect. R38-R39 : Le relief de la paroi permet de la franchir en libre. Après quoi, sur des rochers de difficulté moyenne du type «têtes de mouton», nous traversons un couloir enneigé sous une paroi. Nous espérons que c'est la paroi de la tour sommitale. Sect. R39-R40 : Koulaguine franchit assez rapidement et avec assurance la fissure de 100 m dans la paroi. Sect. R40-R41 : Puis il tourne à droite dans un angle interne et sort à 10 m du contrôle. Le sommet.

Fichiers joints

Sources

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