Passeport d'ascension
I. Catégorie des ascensions techniquement difficiles 2. Pamiro-Alaï. Chaîne d'Alaï. Fer à cheval des Cosmonautes. 3. Pic Titov (environ 4800 m) par le contrefort nord. 4. Catégorie de difficulté 4B. 5. Caractéristiques de l'itinéraire : a) dénivelé de 700 m ; b) longueur du tronçon de catégorie de difficulté IV–V : 350 m ; c) pente moyenne 53°. 6. Pitons plantés pour l'assurance et la création d'ITO : a) pitons rocheux : 20 ; b) pitons à glace VTsPS II ; c) pitons à glace tubulaires : 3. 7. Durée de l'ascension : 14 heures. 8. Une nuitée en tente. 9. Chef de l'ascension 2ème catégorie en alpinisme. 1ère catégorie en escalade. Toropchine V.I.
Participants de l'ascension
- Koragodin, 2ème catégorie en alpinisme, 2ème catégorie en escalade.
- Volkova, 1ère catégorie en alpinisme, 2ème catégorie en escalade.
- Entraîneur de l'équipe - instructeur senior MS Saprykin V.D.
- Date de départ sur l'itinéraire - 7 août 1977.
Retour au camp de base - 8 août 1977.


Ordre de passage de l'itinéraire
Jour 1 : 7 août, à 7h00, le groupe a quitté le camp. À 8h30, il se trouvait sous l'itinéraire. À 18h30, il était au sommet du deuxième gendarme.
Jour 2 : 8 août, à 8h00, le groupe a quitté le bivouac et s'est remis en route. Ayant parcouru la deuxième moitié de l'itinéraire, il a atteint le sommet à 12h00. Ils ont trouvé un message laissé par des alpinistes de Savo, dirigés par Skatchkov, qui avaient réalisé la traversée du "Fer à cheval" en 1970. La descente s'est effectuée par le chemin de la montée. Ils sont arrivés au camp de base à 20h00.

Itinéraire
Description de l'itinéraire
L'itinéraire est bien visible depuis le glacier des Cosmonautes sous la forme d'un contrefort qui longe la partie droite du pic Titov, avec une sortie sur la tour enneigée de la crête sommitale.
Depuis les bivouacs situés sur la moraine droite du glacier des Cosmonautes jusqu'au début de l'itinéraire, il faut compter 1,5 heure.
Tronçon R0–R1 : traversée du glacier pour atteindre le pied du versant neigeux et glaciaire. Montée par une pente raide de neige et de glace dense. Le bergschrund est contourné par la droite.
En traversant deux couloirs (pierriers !), montée sous la base du contrefort. La base du contrefort est divisée en deux arêtes peu marquées par un angle interne. Montée par la partie gauche de l'éboulis qui se divise en deux.
Sur le côté gauche de l'angle interne, 35 m directement vers le haut par des rochers de difficulté moyenne. Puis, vers la droite, par des vires d'éboulis, en franchissant de petites parois, on atteint la crête du contrefort.
Sur la crête, 160 m, en progression simultanée, avec parfois une assurance mutuelle, en utilisant des saillies pour l'assurance ; montée jusqu'à une petite vire d'éboulis, sous une paroi rocheuse tachée de noir.
Tronçon R1–R2. Par une paroi lisse de 15 m avec un nombre limité de prises. Montée sous des blocs en surplomb qui sont franchis de face. À 5-6 mètres avant une zone rousse bien marquée, passage en négatif. L'escalade est difficile. Les sacs sont hissés. Puis, par une vire d'éboulis large de 0,5 m, traversée vers la gauche sur 60 m. La vire bute sur un ressaut rocheux. En contournant le ressaut rocheux par la gauche, par un angle interne, vers la gauche et vers le haut, 15 m, escalade difficile (cela repousse vers la gauche). Puis, par une paroi avec de bonnes prises, sortie sur une petite vire d'éboulis pratique pour l'assurance. Tronçon R2–R3. Depuis la vire, 35 m par l'angle interne qui se transforme en cheminée, mouvement vers la droite et vers le haut, en utilisant la friction pour l'escalade. Puis, par des rochers détritiques, jusqu'à une paroi lisse de 12 m avec une partie supérieure en surplomb. La paroi est franchie de face par une fissure, en utilisant le coincement de la main et du pied. À droite et à gauche, la paroi est lisse. Ce n'est que dans la partie supérieure que l'on parvient à trouver une fissure pour un piton en pétale, qui est planté dans une position très inconfortable. On y accroche une échelle. L'escalade est très difficile. Les sacs sont hissés. Puis, mouvement vers la gauche et vers le haut, par l'angle interne, en passant un rocher en surplomb, jusqu'au sommet du premier gendarme. Ici est installé un cairn de contrôle. Depuis le cairn, par une crête détritique, sous la paroi qui est franchie par la droite et vers la gauche (en diagonale). Le début du mouvement se fait par une paroi verticale de 4 m avec un nombre limité de prises, puis par une vire inclinée d'éboulis - sous des rochers en surplomb recouverts de glace de paroi. En passant ces rochers, sortie sur une vire étroite, par laquelle, en traversée vers la gauche - 4 m, en passant un couloir rocheux et glaciaire, sous un gros rocher en surplomb. À gauche du gros rocher en surplomb, directement vers le haut, par l'angle interne roux, jusqu'au sommet du deuxième gendarme. On installe la tente sur une plateforme pratique et sûre. Tronçon R3–R4. Depuis le bivouac, 120 m vers le haut, le long de la zone de séracs, par des rochers détritiques et de l'éboulis moyen, sous un front rocheux noir. Sortie sur la dernière pente glaciaire à droite, inclinée à 60°, avec des crampons. En traversant vers la gauche, sur une pente glaciaire inclinée à 45° (danger de pierres en milieu de journée), sortie sur une crête rocheuse qui part entre les gendarmes enneigé et roux de la crête sommitale. Tronçon R4–R5. Par la crête rocheuse, en progression simultanée, parfois avec une assurance mutuelle, sortie sur la crête sommitale. Tronçon R5–R6. Par la crête, en contournant deux gendarmes, sortie au sommet. La descente depuis le sommet a été effectuée par le groupe en 6,5 heures, par le chemin de la montée.
Deuxième variante de descente par la crête sud du pic Titov sur le glacier Levinskogo. Pour revenir dans le cirque des Cosmonautes, on peut passer par le col des Cosmonautes ou par le col Devyati.
Commentaires
Connectez-vous pour laisser un commentaire