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Description

Traversée du sommet KOPTAOU (4100 m) n° 2. (Première ascension).

Départ du bivouac situé près du lac à l'aube, à 5 heures ou 5h30, mais pas plus tard. Immédiatement après le lac, commence la montée de la moraine terminale de l'ancien glacier (hauteur de 40 à 50 m) ; en restant sur le côté droit, on monte encore sur quelques petites montées non raides et on débouche sur les éboulis moyens.

Devant nous, sur la gauche, se trouvent deux dalles. L'une surplombe l'autre d'environ 1,5 à 2 m, les dalles sont lisses avec une pente d'environ 30°. Si les dalles sont enneigées, on peut les gravir, si elles sont sans neige, il vaut mieux les contourner par les éboulis assez fins sur la droite (dans le sens de la marche). Par les éboulis situés sur la droite, nous montons au-dessus de la gorge qui est exposée aux chutes de pierres dès le matin.

Ensuite, en restant sur le côté droit, nous allons vers la fausse arête. Le chemin passe par un névé assez raide (environ 45 à 50°).

Sur la gauche, reste une longue crête qui mène au sommet. Lorsque nous arrivons à la hauteur du début de la crête, il faut monter abruptement vers la gauche jusqu'au pied de la crête. La paroi nord-ouest est absolument verticale, il n'y a ni neige ni pierres vivantes, et en dessous, il y a une neige dense et profonde. Jusque-là, la neige repose principalement sur les dalles et lors du franchissement de la partie inférieure, il est possible de déclencher une avalanche.

Le chemin jusqu'au pied de la crête prendra environ une heure et demie à deux heures.

Ensuite, en restant à une distance de 30 à 50 mètres de la crête sur le névé, nous montons vers la fausse arête qui apparaît sous forme de deux taches d'éboulis. Il faut sortir dans la partie gauche entre les éboulis et la crête. Ce segment de chemin prendra encore une heure et demie.

En traversant la partie moyenne des deux montées de la fausse arête, nous débouchons sur un plateau d'où l'on voit la véritable arête entre les sommets.

MIR II n° 2 (Koptau)

Le chemin du bivouac au plateau prend de 3 à 4 heures, selon l'état de la neige. Le plateau est traversé en direction du début de la crête nord. En arrivant au pied de la crête nord, il faut tourner vers la gauche et contourner les deux premiers éperons rocheux par le névé.

Ensuite, par un petit couloir, nous montons directement sur la crête. Le côté est de la crête est assez raide, recouvert de neige reposant sur des dalles, et le côté ouest tombe à pic.

Le chemin passe ensuite par des rochers de difficulté moyenne. En utilisant une assurance alternée par des saillies (qui sont nombreuses), on peut franchir la majeure partie de la crête. Sur ce chemin, on rencontre plusieurs passages difficiles, des dalles isolées en position verticale avec des arêtes vives. Elles sont franchies en « chevauchée ». Il vaut donc mieux les contourner sur la gauche (côté est) en descendant sur la neige.

Avant la montée raide de la crête vers le sommet, on contourne par la neige la dernière dalle et on ne remonte plus sur la crête, mais on prend abruptement vers la gauche (est), on contourne par un névé raide reposant sur des rochers, des rochers isolés qui surgissent, et on débouche dans un étroit « tuyau » aux parois absolument verticales.

Le chemin le long de la crête jusqu'au « tuyau » prend 4 à 5 heures de marche. La partie supérieure du « tuyau » n'est pas visible. En restant sur le côté droit, on commence à monter par la neige avec une pente de 70 à 75°. Dans le « tuyau », le vent souffle fortement de haut en bas, il balaie la neige poudreuse, la neige est très dense. L'assurance est bien organisée à l'aide d'un piolet.

Après avoir parcouru environ 40 à 50 m, on débouche sur une bonne plateforme. On organise l'assurance par un piton. Il y a de la place pour 3 personnes. Avec une assurance inférieure par piton, on avance encore de 50 mètres et sur la droite, on peut planter un deuxième piton. Ici, on ne peut se tenir que seul. Les autres doivent se tenir debout, adossés aux rochers. Encore 40 à 50 mètres et le « tuyau » s'élargit à 40-50°, et l'assurance peut être organisée par une saillie. La dernière corde est parcourue avec une assurance alternée à l'aide d'un piolet.

Ici, les parois du tuyau s'écartent et on trouve ensuite une pente de neige douce vers le sommet sur une longueur de deux cordes.

Pour franchir le « tuyau », il faut compter 1,5 à 2 heures. Il faut être au sommet à 15h00-16h00, car le temps se gâte généralement vers le soir, surtout au printemps. Nous avons atteint le sommet à 15h00.

La descente s'effectue en direction sud par l'éboulis doux et large de Koptau, l'éboulis descend jusqu'à l'arête entre les sommets n° 2 et n° 3 (SAUKHOU congrès VLKSM). Ensuite, par un névé doux, on descend vers l'éboulis de Kerchely qui nous mène dans un grand bassin d'un glacier fondu. Ensuite, en restant entre les collines de la moraine ancienne, nous revenons au bivouac situé près du lac.

La traversée entière prend de 10 à 12 heures de marche. L'itinéraire correspond à la catégorie de difficulté 2B.

Première ascension réalisée par : Garshine V.S., Fedotov G.I., Kolokolnikov D.E., Romanov A.F. en mai 1962.

Description rédigée par Garshine V.S.

Responsable(Garshine)
Participants :(Fedotov)
(Kolokolnikov)
(Romanov)

Copie conforme – M. Zorodzinski

Fichiers joints

Sources

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