Passeport d'ascension
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Catégorie de l'ascension — haute altitude-technique
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Région d'ascension (№ selon KTMGV) — Terskey Ala-Too, № p/p.
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Sommet, son altitude et itinéraire d'ascension — p. Karakolsky, 5281 m, mur Nord (par la «serpent»).
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Catégorie de difficulté proposée — 5B
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Caractéristiques de l'itinéraire : dénivelé — 1631 m pente moyenne — 62° (mur) longueur des sections :
- R1 — 80 m
- R2 — 480 m
- R3 — 340 m
- R4 — 480 m
- R5 — 560 m
- R6 — 120 m.
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Nombre de pitons posés : pour l'assurance, pour la création, etc. rocheux — 115, glaciaires — 78, à expansion — 4
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Nombre d'heures de marche — 51 h
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Nombre de nuitées et leurs caractéristiques — 4 (3 semi-allongées, 1 bonne)
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Nom, prénom, patronymique du leader, des participants, leur qualification sportive : leader Belousov Vitaly Mikhailovich — CMS, Lebedev Vyacheslav Georgievich — CMS, Shvab Alexandre Evgenievich — CMS, Agafonov Gleb Vladimirovich — 1ère catégorie sportive
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Entraîneur de l'équipe : Belousov V.M.
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Date de départ et de retour de l'itinéraire : 1er août 1978, 5 août 1978

Photo 1. Vue générale de l'itinéraire.

Tableau des sections de l'itinéraire
| Date | № sections | Pente moyenne en degrés | Longueur en m | Caractère du relief | Difficulté | État | Conditions météorologiques | Pitons : rocheux | Pitons : glaciaires | Pitons : à expansion |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er août 1978 | R0–R1 | 45 | 160 | Pente neigeuse | 1 | Chutes de pierres. | Bonnes | Mouvement simultané | ||
| R1–R2 | 50 | 140 | Pente glaciaire, rimaye | 4 | Chutes de pierres. | Bonnes | 6 | 10 | — | |
| R2–R3 | 50 | 40 | Pente glaciaire | 4 | Chutes de pierres. | Bonnes | — | 3 | — | |
| R3–R4 | 65 | 100 | Crête rocheuse, recouverte de glace («serpent») | 5 | Crête monolithique gelée, exposée aux chutes de pierres. | «—» | 8 | 4 | — | |
| R4–R5 | 70 | 60 | Paroi 1, se transformant en une arête | 5 | Roches avec glace de paroi. | «—» | 10, 2 | — | — | |
| R5–R6 | 65 | 80 | Arête verticale, avec glace dans la partie supérieure | 4 | Détruit, gelé. | «—» | 8 | — | — | |
| 2 août 1978 | R6–R7 | 65 | 140 | Paroi rocheuse 2, avec glace dans les parties inférieure et supérieure. | 5 | Monolithe, gelé. | Bonnes | 24, 2 | 2 | — |
| R7–R8 | 55 | 80 | Parois rocheuses de 3 à 5 m, émergeant de la glace | 4 | Gelé. | «—» | 11 | 4 | — | |
| R8–R9 | 65 | 120 | Paroi rocheuse 3, recouverte de glace de paroi, peu découpée. | 5 | Glace de paroi, nombreuses pierres instables | Bonne | 9 | 12 | — | |
| 3 août 1978 | R9–R10 | 55 | 80 | Arête : à gauche rocheuse, à droite glaciaire | 4 | Glace de paroi, chutes de pierres | Nuageux, légère neige | 6 | 7 | — |
| R10–R11 | 65 | 80 | Pente glaciaire, se transformant en paroi rocheuse. | 5 | Glace de paroi, roches monolithiques | «—» | 6 | 8 | — | |
| R11–R12 | 65 | 120 | Arête rocheuse-glaciaire verticale avec peu de prises. | 4 | Roches monolithiques, gelées | «—» | 13 | 3 | — | |
| 4 août 1978 | R12–R13 | 50 | 80 | Arête glaciaire | 4 | Monolithique | Nuageux, légère neige | — | 5 | — |
| R13–R14 | 67 | 60 | Parois, recouvertes de glace. Dans la partie supérieure, glace suspendue verticalement. | 5 | Monolithes avec glace de paroi verticale, recouvrant les roches. | Mauvaises, neige, vent | 5 | 8 | — | |
| R14–R15 | 60 | 80 | Mur de glace avec émergences rocheuses. | 5, 6 | Glace de paroi abrupte. Roches recouvertes d'une croûte de glace. | «—» | 5 | 12, 3 | ||
| R15–R16 | 30 | 80 | Pente gelée avec pierres incorporées dans la glace. | 1 | Détruit, pierres incrustées dans la glace. | Mauvaises, vent très fort, légère neige. | Saillies, mouvement simultané | |||
| 5 août 1978 | R16–R17 | 35 | 240 | Crête neigeuse avec émergences rocheuses et petits gendarmes. | 2, 3 | Roches gelées, neige dense. | Bonnes | Saillies, mouvement simultané | ||
| R17–R18 | 30 | 160 | Crête neigeuse aiguë avec émergences rocheuses. | 2, 3 | Neige dense, émergences rocheuses monolithiques | «—» | Saillies, mouvement simultané, utilisation de piolets pour l'assurance. | |||
| R18–R19 | 40 | 140 | Crête rocheuse, fortement découpée, petites parois. | 3 | Gelée, enneigée | «—» | 4 | Saillies | ||
| R19–R20 | 30 | 120 | Crête neigeuse, se transformant en dôme neigeux. | 2 | Neige dense | «—» | Mouvement simultané |
Descente par l'itinéraire de catégorie 4B de l'arête nord-est via le col Metallurg.
Brève description de l'itinéraire par sections
1er août 1978. Section R0–R1
Dès le début de l'itinéraire, il faut marcher sur des crampons sur une pente neigeuse dure. En commençant exactement sous la «serpent», il faut se déplacer vers la droite et vers le haut, où la rimaye est fermée et plus facile à traverser. De la paroi au-dessus et à droite de la «serpent», des pierres tombent. Il faut passer la pente glaciaire et la «serpent» jusqu'à sa partie supérieure avec une grande attention (en raison des chutes de pierres).
Section R1–R2
La rimaye est franchie par une escalade difficile le long d'un mur de glace avec l'utilisation de pitons à expansion et en taillant des marches et des prises. Cf. photo 3. Ensuite, vient une puissante pente glaciaire qui est parcourue avec les crampons sur les dents avant. Il faut maintenir la direction sous la partie gauche de la puissante paroi rocheuse, pour assurer la sécurité lors du passage de la section de l'itinéraire exposée aux chutes de pierres. La glace est solide et abrupte. Cf. photo 4.
Section R2–R3
Après avoir gravi la pente sous les rochers de la paroi sur vingt mètres, il faut traverser la pente et sortir sur la partie inférieure de la «serpent» rocheuse. La pente est parcourue avec une assurance minutieuse, sur des crampons avec l'utilisation de tarières à glace pour l'assurance et de piolets à glace. Le premier participant passe les sections glaciaires sans sac à dos. Le passage des autres participants s'effectue le long des cordes fixes. Cf. photo 5.
Section R3–R4
Il est plus commode de passer la «serpent» par la partie gauche. L'assurance est assurée par des pitons. Les rochers sont recouverts de glace. L'escalade est difficile. Il vaut mieux se déplacer sur des crampons sur la glace de paroi et tenir et enfoncer des pitons dans les roches.
Section R4–R5
À vingt mètres du bord supérieur de la «serpent» rocheuse, l'itinéraire passe sur la paroi 1, qui est parcourue par une escalade difficile en vibram ou en chaussures de randonnée. Cf. photo 6. Les sacs à dos sont hissés. La paroi est monolithique, avec peu de fissures et de prises. Par la suite, la paroi s'adoucit légèrement et monte en forme d'arête.
Section R5–R6
Après la paroi 1, l'itinéraire se poursuit le long d'une arête rocheuse verticale. Les roches sont constituées de gros blocs, les interstices sont recouverts de glace. Les pitons à glace de type « boîte » sont très utiles pour l'assurance. La partie supérieure de l'arête rocheuse est recouverte de glace. Nuitée № 1. La plateforme pour une nuitée assise est taillée dans la glace et se trouve en partie sur un rocher en saillie. La tente est utilisée comme une « Zdorка ». Ici est érigé le cairn 1.
2 août 1978. Section R6–R7
Après être sorti sur la première paroi rocheuse, l'itinéraire se poursuit strictement vers le haut le long d'un contrefort, qui est périodiquement interrompu par des parois et une arête glaciaire abrupte. La partie gauche est rocheuse et plus sèche, la partie droite est recouverte de glace. La paroi 2 est franchie de face par une escalade très difficile. Il faut utiliser des échelles. Les roches sont monolithiques. Les fissures sont principalement recouvertes de glace.
Section R7–R8
Après la paroi 2, l'itinéraire se poursuit le long d'une arête rocheuse abrupte. Les courtes parois sont franchies par une escalade en vibram. Les sections glaciaires nécessitent d'être parcourues avec des crampons. En sortant sur une autre paroi, les crampons sont enlevés et on y accède par une escalade. Les roches sont monolithiques, mais pour la plupart, les fissures et les prises sont recouvertes de glace. Il faut souvent nettoyer les prises de la glace.
Section R8–R9
L'arête se transforme en paroi 3. Les rochers sont monolithiques. Il y a des fissures dans la glace. On passe par la partie droite. Cf. photo 7. L'assurance est exclusivement assurée par des pitons. Le sac à dos du participant de tête est hissé. On utilise tout l'arsenal des pitons rocheux. Il est impossible de contourner la paroi par la droite sur la glace — c'est exposé aux chutes de pierres. La paroi se termine par une petite arête aplatie.
Nuitée №2. Cairn №2
La plateforme est taillée dans l'arête glaciaire. Cf. photo 8. On organise une nuitée semi-assise. La tente ne peut être déployée qu'à moitié. Il n'y a pas de plateformes plus commodes sur l'itinéraire.
3 août 1978. Section R9–R10
La petite arête glaciaire se transforme en une pente glaciaire abrupte. À gauche, il y a une paroi verticale, à droite, une pente glaciaire exposée aux chutes de pierres. L'itinéraire se poursuit le long de la limite entre la glace et les rochers. On avance sur des crampons. Les pitons pour l'assurance sont enfoncés dans les rochers et on utilise constamment des tarières à glace. Les piolets à glace et les Parpaings sont très utiles. Le passage est difficile. Le temps commence à se détériorer, il tombe une légère neige. Le premier de la cordée passe souvent sans sac à dos. La pente abrupte repousse.
Section R10–R11
Paroi rocheuse. À droite, il y a une glace de paroi très abrupte. On passe par la partie droite. Les prises sont rares et recouvertes de glace. Il faut les nettoyer de la glace. L'escalade est très difficile. Les sacs à dos sont hissés. Les pierres qui se détachent tombent à droite sur la pente glaciaire. La chute naturelle de pierres passe loin à droite sur la pente glaciaire. Il faut constamment mettre et enlever les crampons pour passer les roches et la glace alternés.
Section R11–R12
Arête rocheuse verticale. Les rochers sont monolithiques, mais alternent avec de la glace. Chaque prise est nettoyée avec effort de la glace. L'escalade est difficile. Malgré le beau temps, il faut constamment réchauffer les mains. Les roches nécessitent de parcourir l'itinéraire sans gants. Le soleil éclaire l'itinéraire seulement tôt le matin et au coucher du soleil. Les roches verticales se terminent par une autre petite arête glaciaire. Nuitée 3. On taille à nouveau une plateforme dans la glace sur une demi-tente. Cf. photo 9. La nuitée est semi-allongée. Sur toute la longueur du contrefort, l'équipe n'a pas rencontré de plateformes ou d'endroits pour organiser une nuitée de plus d'une demi-tente.
4 août 1978. Section R12–R13
Arête glaciaire abrupte. Cf. photo 10. On avance le long de la crête avec une assurance par pitons jusqu'à la paroi. La croûte supérieure de la glace est friable et tient mal sur les crampons. Il faut nettoyer le chemin jusqu'à la glace monolithique.
Section R13–R14
L'arête glaciaire débouche sur une paroi, que l'itinéraire parcourt vers la droite et vers le haut par une escalade très difficile. Cf. photo 11. Les rochers sont monolithiques et pour la plupart recouverts de glace. Lors du passage sur la glace avec des crampons, la glace se fend en plaques. Les pitons pour l'assurance sont vissés dans la glace bien nettoyée des plaques. L'assurance est principalement assurée par des tarières à glace. Les fissures des rochers sont absolument scellées par de la glace solide. La visibilité est de 40 m. Il tombe de la neige fondue.
Section R14–R15
Ensuite, l'itinéraire se poursuit vers la droite et vers le haut par des émergences rocheuses et une glace de paroi très abrupte, en direction du chemin le plus court vers l'arête principale. Les petites parois rocheuses sont franchies par une escalade très difficile. Cf. photo 12. Des échelles ont été utilisées. Les parois glaciaires sont très abruptes. Pour traverser, il faut tailler des marches sous les crampons. Pour franchir les sections les plus abruptes de la glace de paroi, la méthode du pendule a été utilisée plusieurs fois. Cf. photo 13. Le temps s'est définitivement détérioré. Il tombe de la neige sèche. La visibilité est minimale.
Section R15–R16
L'itinéraire débouche sur l'arête principale, sur laquelle convergent toutes les arêtes du mur Nord, changeant brusquement de pente. Une pente neigeuse-glaciaire douce s'ouvre. À gauche, la pente se termine par une paroi. Des roches détruites sont incorporées dans la glace et tiennent bien. On organise une bonne plateforme pour la tente. Nuitée 4. Le vent d'ouest est d'une force énorme et terrible. On construit donc un mur de protection avec des pierres.
5 août 1978. Section R16–R17
Après avoir passé une nuitée confortable sur une bonne plateforme, l'équipe a continué à parcourir l'itinéraire, se déplaçant le long d'une large arête. L'arête est relativement courte et va dans la direction sud directement vers le sommet. La section de l'arête est enneigée avec des émergences rocheuses et de petites parois, qui sont franchies par une escalade moyenne. L'assurance est organisée par des saillies ou est simultanée. La neige est dense ; elle tient bien sur les rochers. Les petites parois rocheuses sont recouvertes de glace. Le temps s'est rétabli, et marcher le long de l'arête est très agréable.
Section R17–R18
Arête neigeuse aiguë avec des émergences rocheuses. Une section caractéristique de l'arête est montrée sur la photo 14. La neige est dense et tient bien. Les émergences rocheuses sont gelées ; des corniches et des glaçons pendent, qui sont coupés lors de l'escalade. L'assurance est organisée principalement à l'aide de piolets enfoncés dans la neige.
Section R18–R19
L'arête neigeuse se transforme en une arête rocheuse avec de grandes parois à gauche et à droite. Certains endroits sont franchis par une escalade avec une assurance par pitons. L'itinéraire est logique et ne présente pas de grande difficulté technique. Les roches sont fortement découpées, un peu enneigées et gelées. Il y a beaucoup de saillies, à travers lesquelles une bonne assurance est organisée. Toute l'équipe est bien acclimatée et parcourt la partie rocheuse de l'arête à un bon rythme.
Section R19–R20
Après la section rocheuse de l'arête, celle-ci s'adoucit à nouveau et présente plusieurs émergences rocheuses. Elle est principalement enneigée. À une corde et demie de l'arête rocheuse, la crête neigeuse s'élargit, se confondant avec le dôme neigeux du sommet. Le sommet lui-même est un immense champ de neige en forme de dôme. Le cairn se trouve sur les émergences rocheuses de l'arête ouest, juste en dessous du sommet. Altitude 5281 m. Un autre itinéraire logique a été tracé vers la belle cime. Cf. photo 15. Après avoir posé pour la photo de descente, on commence la descente du sommet par l'arête nord-est via le col Metallurg sur le glacier Karakolsky. La descente se fait selon l'itinéraire de catégorie 4B. Lors de la descente, des tarières à glace ont été largement utilisées. L'équipe a passé 9 heures de marche pour toute la descente.
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