Passeport d'ascension
I. Catégorie de l'ascension 2. Région de l'ascension 3. Itinéraire de l'ascension 4. Caractéristiques de l'ascension 5. Nombre de pitons posés : 6. Nombre d'heures de marche 7. Nombre de nuitées et leurs caractéristiques 8. Nom de l'équipe 9. Nom et prénom du leader, des participants et leur qualification 10. Entraîneur de l'équipe II. Date de départ et de retour
- Technique
- Tian-Shan, Terskei-Alataou
- pic Blücher (4720), contrefort Est.
- dénivelé – 1020 m, pente moyenne – 70°,
- longueur des sections difficiles – 600 m
- rocheux 109, verglacés 19 (dans la roche), à expansion 8 (pour le bivouac).
-
- deux : assise – dans la partie inférieure de la tour, bonne – au sommet
- Équipe du Conseil régional de la société sportive "Zenit"
- Jourzine Vladimir Iossifovitch, CMS – leader,
- Ivanchine Ivan Andreïevitch, CMS – participant,
- Okhrimenko Stanislav Valentinovitch, CMS – participant,
- Podymov Ievgueni Vassilievitch, CMS – participant.
- MS Pentchouk Valentin Lavrentievitch
- 8–11 août 1976

Point d'appui de l'itinéraire Oyuniter.
Description de l'itinéraire
8 août. Départ du camp de base Ala-Too à 10h00. Le chemin vers le sommet passe par l'itinéraire suivant :
- Par la gorge d'Oyuniter jusqu'au glacier de Karakol (4 h)
- Puis par le côté droit (dans le sens de la marche) du glacier jusqu'à la confluence des glaciers de Karakol et de Karbycheva
- De là, par le côté droit du glacier de Karbycheva
- Puis par sa partie moyenne – sortie sur le plateau enneigé sous le début de l'itinéraire sur le pic Blücher par le contrefort Est
À 17h00, le groupe est arrivé au lieu de bivouac, a installé la tente et préparé un dîner chaud. Une fois encore, nous avons examiné tout l'itinéraire à venir et discuté des options possibles de progression. La soirée claire et froide promet un temps clair, nous décidons donc de nous lever à l'aube à 3h00.
9 août. Lever matinal, petit déjeuner, et à 4h00, le groupe se dirige vers le début de l'itinéraire. Le début de l'itinéraire – c'est une montée rocheuse de 60 mètres (65°) sur une longue (35 m) banquette caillouteuse enneigée (R1). Roches de difficulté moyenne. Assurance aux pitons.
Sur la banquette, vers la gauche et vers le haut, vers un chéneau vertical (avec de l'eau), qui se transforme en haut, après 10 m, en un angle interne abrupt (jusqu'à 60°), se terminant après 40 m par un bouchon de pierre (R2). Pitons pour l'assurance enfoncés dans les parois de l'angle. Sortie sur le bouchon (95°, 5 m) et puis vers la droite sur une montée de crête (85°, 10 m). Escalade tendue avec utilisation de points d'appui artificiels (pitons, échelles) et traction des sacs à dos. Puis 60 m de montée de crête peu marquée (R3), des deux côtés de laquelle des banquettes caillouteuses enneigées nécessitent une attention accrue en raison de chutes de pierres possibles. Par la montée rocheuse (70°, 65 m) (R4), le groupe progresse en escalade libre avec assurance aux pitons.
La montée rocheuse conduit logiquement à une paroi (80°, 40 m) ayant le caractère d'une dalle (photo) avec peu de fissures et de prises pour les doigts (R5). Cette paroi, par temps clair, est plus facile à gravir en chaussures de caoutchouc. Les sacs à dos sont hissés. Dans la partie supérieure, la paroi se transforme en une montée rocheuse coupée par des angles internes formés par de gros éclats de roche (R6). La montée se termine par une longue banquette inclinée en forme de dalle (30 m), par laquelle on accède à une paroi qui monte vers la gauche sur la crête pré-bastion (R7). L'escalade sur ce secteur est difficile (le premier en chaussures de caoutchouc), les sacs à dos sont hissés. Puis, par une crête enneigée (30 m, R8), on accède au pied de la tour. Le regard vers le bas depuis cet endroit donne une idée de la raideur du chemin parcouru. En bas, on voit le glacier déchiré du cirque (photo). Ici, courte halte. Dans une boîte, on laisse un mot et, sur un piton enfoncé dans un angle de roche sous un auvent, on suspend un "repère de contrôle".
Le chemin vers la tour passe d'abord par un énorme éclat de roche (40 m) avec une sortie en haut sur une étroite banquette enneigée sous une paroi verticale lisse. Cet éclat a formé un étroit (0,5 m) cheminée verticale, qui se transforme en haut en un angle interne en surplomb. Escalade difficile, parfois en force, compliquée par la glace qui recouvre les fissures et les prises possibles (R9). La sortie de la cheminée sur la banquette enneigée étroite est psychologiquement tendue.
À droite, en bas, part la paroi nord lisse du pic. Vers la gauche et vers le haut, sur 60 m, s'élève une paroi verticale lisse, surmontée d'un auvent rocheux. C'est déjà la paroi de la tour. Pour passer cette paroi de face sous l'auvent, il faudrait poser au moins 20 pitons à expansion.
Nous décidons d'appliquer une autre tactique : partir en balancier vers la gauche, derrière l'angle de la tour, où l'on devine une étroite banquette qui fait le tour d'une partie de la tour (R10). Techniquement, cela se fait de la manière suivante :
- En utilisant des échelles, montée un peu vers la gauche et vers le haut sur 10 m, où sont enfoncés 2 coins en duralumin (peints en rouge, laissés sur la paroi pour les alpinistes suivants).
- En balancier, derrière l'angle de la tour, sur une étroite (1 m) banquette, où le groupe peut se rassembler.
- Lorsque le 3e participant est arrivé sur la banquette, nous avons commencé à hisser les sacs à dos.
- Encore plus difficile est ce balancier pour le quatrième et dernier participant, qui devra enlever tous les pitons intermédiaires, atteindre les coins et enlever l'un des mousquetons (le second est également resté sur la paroi).
Mais, enfin, tout le monde est rassemblé, la corde de balancier est passée dans le mousqueton, on peut installer le bivouac assis, d'autant plus que nous travaillons déjà depuis 16 heures (R10).
Notre banquette est composée de deux petites plateformes étroites :
- Sur l'une d'elles, la tente est suspendue aux cordes, dans laquelle 3 participants s'assoient pour la nuit (photo).
- Sur l'autre, un participant se débrouille tant bien que mal pour la nuit.
Tout le monde s'attache aux cordes tendues.
10 août. Le temps, cette fois-ci, est de notre côté, ce qui est assez rare dans cette région, pendant toute l'ascension. Le matin tôt nous fait nous lever pas tout à fait reposés, mais tout à fait frais et dispos. À partir des maigres réserves de neige qui gisaient sur la banquette et que nous avons recueillies (photo), nous faisons bouillir du thé, prenons notre petit déjeuner, et déjà à 5h30, le premier, en chaussures de caoutchouc, commence à traiter la paroi de la tour qui nous surplombe.
Le mouvement vers le haut commence à gauche de la banquette, par l'angle externe de la tour (R11). Pour l'assurance, il faut immédiatement poser un piton à expansion. La paroi verticale, après 10 m, se met en surplomb, rejetant ceux qui grimpent. Heureusement, une telle "acrobatie" est interrompue après 20 m par une petite banquette, sur laquelle 2 personnes peuvent difficilement se tenir, hisser et suspendre les sacs à dos sur la paroi.
Jusqu'au sommet de la tour (R12), une telle "acrobatie" se répète 4 fois, avec cette seule différence que le relief des secteurs parcourus change, de l'angle externe en surplomb jusqu'à la cheminée en surplomb (sur R3) et à l'auvent rocheux (sur R4). La tour "justifie" nos attentes – la difficulté de l'escalade ici est à la hauteur des secteurs les plus difficiles des itinéraires rocheux de Crimée.
À 12h30, grâce au travail clair et coordonné des participants, le dernier du groupe monte sur la tour. Ici, on peut se changer et se reposer un peu.
Puis, le groupe, ayant changé de leader, se dirige vers le sommet du pic Blücher par une crête abrupte (jusqu'à 75°). Le chemin passe par des banquettes enneigées à gauche de la crête (R13), une montée abrupte (R14), par laquelle les participants, en deux cordées, par des itinéraires parallèles, sont sortis sur la crête même du contrefort (R15) et par elle – sur le pic Blücher. Ici – repère de contrôle, laissé par le groupe de collecte sous la direction de V. Pentchouk, qui a réalisé la traversée des sommets p. Karbycheva – p. Blücher – p. Touchatchevski.
À 300 m du pic Blücher, par la crête, se trouve le pic Touchatchevski – sommet où, à 10 m en descendant, sous une grande dalle en surplomb, on peut commodément installer un bivouac.
11 août. Descente du pic Touchatchevski vers le sud-est par l'itinéraire de 4e catégorie de difficulté, puis par le glacier de Karbycheva, par la gorge d'Oyuniter – au camp de base "Ala-Too". Durée totale de l'itinéraire – 4 jours.
Tableau des caractéristiques principales
Itinéraire d'ascension : pic Blücher par le contrefort Est
| Secteurs parcourus | Pente moyenne du secteur (degrés) | Longueur du secteur (m) | Caractère du relief | Catégorie de difficulté | Méthode de progression et d'assurance | Conditions météorologiques | Heure de l'arrêt pour bivouac, de départ, heures de marche | Pitons rocheux | Pitons verglacés | Pitons à expansion | Conditions de nuitée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Approche de l'itinéraire | 19h00–20h00, 4h00 | 3 | 1 | – | |||||||
| R1 | 65° | 60 | Roches, angle interne | 3–4 | Escalade libre, pitons | bonnes | 3 | 1 | – | ||
| R2 | 60° | 75 | Banquette, chéneau, angle interne, bouchon | 4–5 | Escalade libre, pitons, échelles | – | 15 h 42 min | 10 | 1 | – | |
| R3 | 60° | 90 | Paroi 10 m, montée rocheuse | 5–4 | – | – | 6 | 2 | – | ||
| R4 | 70° | 80 | Paroi, roches, éclats | 4–5 | Échelles, pitons | – | 9 | 0 | – | ||
| R5 | 80° | 60 | Caractère de dalle | – | – | – | 11 | 2 | – | ||
| R6 | 75° | 90 | Montée rocheuse, éclats | 4–5 | Escalade libre, pitons | bonnes | 12 | 3 | – | ||
| R7 | 85° | 95 | Roches, dalles, angles externes et internes | 5 | Points d'appui artificiels, traction, pitons | – | 15 | 3 | – | ||
| R8 | 40° | 30 | Crête neigeuse et rocheuse | 3 | Assurance simultanée | – | 4 | 1 | – | ||
| R9 | 90° | 40 | Angle interne de la paroi, cheminée | 5 | Points d'appui artificiels, échelles, traction | – | 6 | 2 | – | ||
| R10 | 90° | 40 | Paroi lisse | – | Balancier, échelles | – | 10 | 2 | – | ||
| R11 | 95° | 40 | Paroi, angle externe | 5 | – | – | Début du bivouac : 19h10, départ : 5h30 | 8 | 2 | 4 | |
| R12 | 95° | 50 | Pierres, auvent | 5 | – | – | 13 h 40 min | 9 | 2 | 2 | |
| R13–R15 | 70° | 260 | Crête rocheuse, montée, banquette enneigée. Sommet. Descente | 3–4 | Escalade libre, pitons. Descente | – | 8 | – | – |

Remarque : Les pitons verglacés étaient enfoncés dans la roche aux endroits d'organisation de l'assurance supérieure.
Capitaine de l'équipe : (V.I. Jourzine)

Pic Blücher (4720), contrefort Est. Itinéraire parcouru par l'équipe du Conseil régional de la société sportive "Zenit". Itinéraire ~4A catégorie de difficulté sur le p. Touchatchevski (4750).
Évaluation de l'itinéraire parcouru
L'itinéraire parcouru sur le pic Blücher (4720 m) par le contrefort Est se réfère aux ascensions techniquement difficiles, se distingue des itinéraires existants dans la région par son caractère rocheux et sa complexité technique pour la progression. L'itinéraire est logique, sécurisé contre les chutes de pierres. Compte tenu de l'expérience des ascensions des participants de catégories supérieures et en comparant l'itinéraire avec ceux présentés ci-dessous, les participants considèrent que l'itinéraire parcouru correspond à la 5B catégorie de difficulté.
Expérience des ascensions techniques des participants
| Pic Dalar, arête NE | 5B |
|---|---|
| Pic Passionaïri | 5B |
| Uïlpata | 5B |
| Mamison-khokh | 5B |
| Kroumkol | 6 |
| Dombaï occidental par la paroi du CDS | 5B |
| Dombaï oriental par le S. | 5B |
| Ve tour de la Couronne | 5B |
| VIe tour de la Couronne | 5B |
| Pic Djigit par la paroi N. | 5B + 1 |
| et autres |

Pic Blücher (4720), contrefort Est. Vue depuis le p. Karbycheva
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