
Passeport d'ascension
- Catégorie de l'ascension — rocheuse
- Région d'ascension — Saïan oriental, crête des Tounkinski Belki
- Sommet, son altitude — v. SOAN, 2952 m, itinéraire d'ascension — mur Sud
- Catégorie de difficulté présumée — 5B
- Caractéristiques de l'itinéraire :
- Dénivelé — 652 m
- Longueur des sections de 5-6 catégorie de difficulté — 515 m
- Inclinaison moyenne des sections principales — 72°
- Pitons pour la sécurité et points d'appui artificiels :
- Pitons rocheux — 184
- Pitons à glace — 7
- Pitons à expansion — 6
- Durée de l'ascension — 42 heures
- Nombre de nuits, leurs caractéristiques :
- 3 nuits : 2 assises, 1 allongée
- Nom et prénom du responsable, des participants et leur qualification :
- CHILONOSSOVA T.A. — resp. 1ère cat.
- BELousov V.M. — part. CMS
- SCHWAB A.E. — part. CMS
- LARINE V.N. — part. CMS
- CHILONOSSOV G.V. — part. CMS
- Entraîneur de l'équipe — BELOUSOV V.M.
- Date de départ — 3 mai 1977
- Date de retour — 6 mai 1977
Capitaine de l'équipe : 
Profil de l'itinéraire

Carte schématique du pic SOAN (2952 m)

Légende
- Camp de base
- Camp d'assaut, bivouacs du groupe
- Parcours du groupe

Photo 1




Tableau des sections de l'itinéraire
| №000 | Moyenne inclinaison | Longueur de la section | Caractéristique des sections et conditions de passage | Temps | Pitons posés | Conditions de bivouac |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Caractéristiques du relief | Complexité technique | Passage et sécurité | Météo | |||
| 3.05.78 | ||||||
| R0–R1 | 70° | 50 m | Mur monolithique en forme de contrefort. Angles émoussés. | Rocher difficile de 5ème catégorie. Peu de prises et fissures, avec verglas. | Passage difficile. Sécurité par pitons sur double corde. Nettoyage des prises de verglas. | bonnes |
| R1–R2 | 75° | 90 m | Mur monolithique avec fissure en zigzag verticale. Petits ressauts. | Rocher de 5ème catégorie. Prises peu nombreuses, mais solides. Ressauts neigeux, fissures avec verglas. | Passage difficile. Sécurité par pitons. Points de sécurité sur petits ressauts. | bonnes |
| R2–R3 | 75° | 60 m | Mur monolithique sans ressauts. | Rocher de 5ème catégorie. Peu de prises et fissures, et celles-ci sont verglacées. | Passage difficile. Utilisation d'échelles. Rucksacks remontés par corde. | * |
| R3–R4 | 85° | 25 m | Mur monolithique. Très peu de fissures et prises. Grand angle interne. | Rocher de 5ème catégorie avec prises verglacées. | Passage difficile. Sécurité par pitons. Rucksacks remontés. | bonnes |
| 4.05.78 | ||||||
| R4–R5 | 45° | 15 m | Grande étagère enneigée inclinée. | Neige peu stable sur l'étagère. | Passage avec creusement de marches. Sécurité par pitons sur rocher. | bonnes |
| R5–R6 | 60° | 30 m | Petite arête saillante du mur. Rochers découpés en grands blocs. | 4ème catégorie. Prises monolithiques. | Passage moyennement difficile. Sécurité par pitons. | * |
| R6–R7 | 85° | 45 m | Angle interne vertical à gauche du « miroir ». Nombre de prises limité. | 6ème catégorie. Très peu de fissures, quelques prises verglacées. | Passage très difficile. Utilisation d'échelles « Zalcug ». Rucksacks remontés. | * |
| R7–R8 | 65° | 30 m | Petite arête rocheuse escarpée, avec petits ressauts-étagères. Rochers monolithiques. | 5ème catégorie. | Passage difficile d'étagère en étagère. Sécurité par pitons. | * |
| R8–R9 | 80° | 40 m | Mur monolithique. Très peu de fissures, et celles-ci sont verglacées. Petits corniches. | 6ème catégorie. Prises très limitées. Mur lisse. | Passage très difficile. Utilisation d'échelles « Zalcug ». Remontée de participants avec rucksacks en raison des corniches. | * |
| 5.05.78 | ||||||
| R9–R10 | 60° | 25 m | Mur monolithique lisse à gauche, avec petits ressauts à droite. | 5ème catégorie. Ressauts verglacés et enneigés. | Passage libre de ressaut en ressaut vers la droite et en haut. Nettoyage des prises de neige et glace. Sécurité par pitons. | * |
| R10–R11 | 75° | 70 m | Mur monolithique avec plaques détachées. Petits ressauts en haut. | 5ème catégorie de plaque en plaque. Prises limitées. | Passage difficile avec sécurité par pitons. Rucksacks remontés. Prises solides. | bonnes |
| R11–R12 | 50° | 30 m | Plaques enneigées inclinées avec arêtes inclinées. | 4ème catégorie. Peu de fissures pour les pitons. Neige glissant des plaques. | Passage prudent. Sécurité par pitons sous le surplomb du mur gauche. | * |
| R12–R13 | 65° | 70 m | Angle interne vertical. Enneigé et verglacé. Débouche sur une petite crête. | 5ème catégorie. Prises et fissures dans la neige et la glace. | Passage difficile avec nettoyage des prises de glace et neige. | * |
| R13–R14 | 35° | 50 m | Petite crête neigeuse avec paroi verticale de 10 m. La crête rejoint l'arête sud-est du sommet. | 4ème catégorie. Peu de prises et fissures sur la paroi. | Neige meuble et poudreuse. Paroi passée en difficulté. | * |
| 6.05.78 | ||||||
| R14–R15 | 25° | 89 m | Crête étroite monolithique, composée de dalles lisses et blocs, petites parois. | 3ème catégorie. Fissures et niches avec pitons transversaux, cachés sous la neige. | Passage moyen. | Brouillard léger |
| R15–R16 | 10° | 300 m | Crête étroite composée de blocs et monolithes pointus. Ensuite, éboulis et pierraille vers le sommet. | 2ème catégorie. Crête enneigée. | Marche facile. Sécurité alternée et simultanée. | * |
| Descente par l'arête sud-est par l'itinéraire de 3B catégorie de difficulté | ||||||
| * |

Description de l'approche de l'itinéraire
Le sommet SOAN (Siège de l'Académie des Sciences de Sibérie) se trouve dans un éperon sud de la crête des Tounkinski Belki, dans les Saïan orientaux. À gauche et à droite du sommet SOAN se trouvent les sources des torrents montagneux Talta et Zoun-Khodaïgouï, qui se jettent au sud dans la rivière Irkout.
D'un point de vue alpinisme, la vallée de la rivière Zoun-Khodaïgouï est la plus pratiquée et présente une bifurcation latérale qui s'en va vers la gauche.
Il est préférable d'installer le camp de base à la limite de la forêt, juste en dessous de la bifurcation des vallées, en raison de la grande quantité de bois nécessaire dans les conditions de basses températures dans les Saïan en avril-mai.
De la bifurcation, il faut remonter la vallée gauche (sur le plan orographique), en contournant trois lacs de montagne. Voir la carte schématique.
Il est préférable d'installer le camp d'assaut sur la crête entre le troisième et le quatrième lac, sous le mur sud du sommet SOAN, sur des plateformes planes. Le niveau du lac sous le mur est de 2200 m. De là, il faut gravir 100 m jusqu'au mur, sur un éboulis recouvert de neige. L'itinéraire par le mur sud commence immédiatement sur la pente d'éboulis entre les cônes de neige central et droit.
Le trajet du camp de base à la limite de la forêt jusqu'au camp d'assaut sous le mur sud du sommet SOAN prend 3 heures.
Description détaillée de l'itinéraire par sections
3 mai 1978. Section R0–R1
À partir du point bas du contrefort, situé entre les cônes de neige central et droit, monter vers la gauche sur la neige le long du mur sur 20 m. De là, suivre des rochers difficiles en montant en direction d'une petite arête peu visible du contrefort. Le mur est monolithique. Les prises et fissures sont peu nombreuses et sont pour la plupart verglacées. Voir la photo 3. Les angles et ressauts sont émoussés. Les prises sont monolithiques, mais il faut les nettoyer du verglas et de la neige. La sécurité est assurée par des pitons. Les pitons de marche sont des pitons à glace de 4 mm : verticaux, combinés et en forme de boîte. Les petits ressauts sont recouverts de terre glacée. Le premier de la cordée monte en chaussures spéciales et sans sac à dos, les autres en chaussures type « vibram ».
Section R1–R2
Après une petite étagère inclinée (on peut se tenir debout à une personne), une fissure en zigzag monte avec de petits ressauts. Il faut suivre cette fissure. Voir la photo 4. L'inclinaison augmente légèrement. Les prises le long de la fissure sont peu nombreuses, mais solides. La chute de pierres est exclue. Les points de sécurité sont organisés sur de petits ressauts enneigés. La sécurité est entièrement assurée par des pitons. Le passage avec sac à dos n'est possible que par les cordes fixes avec remontée du sac par le haut. Il faut toujours se diriger vers le bord gauche de la grande étagère neigeuse située au-dessus de la tête. Les prises sont à nettoyer du verglas. Les fissures sont souvent verglacées. Parfois, il faut planter des pitons à glace type VTsSPS dans les fissures.
Section R2–R3
La fissure en zigzag se termine et est remplacée par un petit angle interne peu visible d'en bas. L'itinéraire est absolument vertical et suit un mur monolithique avec des ressauts ne dépassant pas la taille d'un pied. La direction reste la même : vers le bord gauche de l'étagère neigeuse en haut. Le passage est difficile. Des échelles sont utilisées pour l'organisation des points de sécurité et la réception des sacs à dos, qui sont remontés. Les prises et fissures pour les pitons sont peu nombreuses. Les fissures contiennent du verglas. La sécurité est organisée pour toute la cordée sur double corde.
Section R3–R4
L'itinéraire passe sous la partie gauche du nez saillant large, sur lequel se trouve une étagère neigeuse inclinée. Sous le nez, il y a également un « boudin » neigeux qui reste à droite sous le surplomb des rochers. À gauche du nez, il y a un angle interne vertical large. Il faut suivre ce dernier sur un mur monolithique. Les prises et fissures sont limitées. Le passage est difficile. Il faut quitter l'angle neigeux et se diriger vers la droite en haut le long d'un corniche incliné pour atteindre le bord de l'étagère. Voir la photo 5.
Dans la partie supérieure de la section, le passage est très difficile. Les sacs à dos sont remontés sur cette section.
Sur toute la longueur des sections du premier jour d'ascension, le mur est monolithique, les prises sont solides, il n'y a pas de pierres branlantes. L'étagère neigeuse a une inclinaison de 45°, la neige est meuble et peu profonde. Sous la neige, il y a du rocher monolithique. Il est impossible d'aménager une plateforme plane pour la tente, aussi organise-t-on un bivouac semi-allongé. Une « Pamyarka » est utilisée comme sac-tente collectif sous la « Zdarka ». Un cairn est édifié sur un rocher saillant 1.
4 mai 1978. Section R4–R5
Suivre l'étagère inclinée significative vers l'angle supérieur gauche, vers une petite arête saillante du mur. Au-dessus du centre et de la partie droite de l'étagère, le mur est plus vertical et présente de nombreux corniches. Voir la photo 6. La neige sur l'étagère est meuble et difficile à tasser. Sous la neige, il y a du rocher monolithique. Pour traverser l'étagère, des cordes fixes sont tendues sur toute sa largeur.
Section R5–R6
Suivre des rochers de difficulté moyenne en montant vers la gauche en haut, le long d'une petite arête saillante du mur. Les rochers sont découpés en grands blocs par des fissures. Voir la photo 7. Les prises sont monolithiques. Il faut arriver sous le bord gauche du « miroir » rocheux situé au-dessus. Les fissures pour planter des pitons sont suffisantes. Les pitons type coins et boîtes sont bien utilisés. Les rochers sont monolithiques. Il n'y a pas de pierres branlantes.
Section R6–R7
À partir de la base du « miroir » rocheux, quitter vers le bord gauche en angle. Ici, l'itinéraire suit un angle interne vertical. Section clé. Passage très difficile avec utilisation d'échelles et passage « Zalcug ». Les fissures dans l'angle sont verglacées. Les prises sont très limitées. Voir la photo 8. Certains sacs à dos sont remontés, tandis que d'autres sont tirés par les participants qui montent avec leur sac. Le point de sécurité est organisé en position suspendue sur des échelles. À gauche de l'angle, il y a des rochers encore plus complexes avec des corniches suspendues, tandis qu'à droite, le mur du « miroir » est lisse, sans fissures ni prises. Le passage de cette section a pris environ 4 heures, de sorte que, dans un plan tactique différent, il faudrait le considérer comme la section principale de cet itinéraire.
Dans la partie supérieure de l'angle, il y a des blocs monolithiques en surplomb qu'il faut contourner par la gauche pour en sortir.
Section R7–R8
Le « miroir » se termine en haut par une petite étagère recouverte de neige. Voir la photo 2. L'itinéraire débouche ici après le passage de l'angle vertical. Au-dessus de l'étagère, il y a une paroi qui se gravit avec difficulté. Après 6-8 m, il y a une autre étagère plus petite. Puis encore une paroi de 12 m et une petite plateforme. Tout l'itinéraire, à partir de l'étagère neigeuse, suit une arête : le côté gauche s'effondre en paroi dans le couloir central et est orienté vers l'ouest ; le côté droit est déployé vers le sud. Les rochers sont tous monolithiques, les prises peu nombreuses sont solides. Il faut nettoyer les prises de la glace et les plateformes de la neige. Le passage le long des parois est compliqué par une fine couche de glace qui recouvre certaines sections de l'itinéraire.
Section R8–R9
Après l'une des petites plateformes, l'arête augmente brusquement en inclinaison. Voir la photo 9. Les rochers deviennent absolument monolithiques. Les fissures sont très peu nombreuses, et celles-ci contiennent de la glace. Il y a plusieurs petites corniches. Le mouvement se fait le long d'une large arête entre les murs ouest et sud. Le passage est très difficile. Des échelles sont utilisées pour passer les corniches. En raison des corniches qui empêchent de remonter les sacs à dos, les participants qui montent avec leur sac sont tirés. Tout le mur est lisse, sans saillies ni plateformes. C'est l'une des sections clés de l'itinéraire.
Les sections du mur au-dessus desquelles il y a un peu de neige sont recouvertes d'une fine couche de glace. Lorsque le soleil chauffe un peu, cette couche fond, les rochers deviennent mouillés et sont également difficiles à passer.
Section R9–R10
Le mur s'incline légèrement : à gauche, il est lisse et s'effondre dans le couloir central ; à droite, il est plus incliné et présente de petits ressauts. Sur les ressauts, il y a de la neige et de la glace. L'itinéraire suit l'arête en s'écartant légèrement vers la droite. Lors du passage de la section, il faut nettoyer les prises et les plateformes de la glace et de la neige. La sécurité est assurée partout par des pitons. Le passage de ressaut en ressaut est difficile.
On organise un bivouac assis en solo sur des ressauts de 0,5×1 m, car on ne voit pas de plateformes plus grandes plus haut. Il y a un léger brouillard dans l'air, présageant une nuit pas trop froide.
5 mai 1978. Section R10–R11
Après de petites plateformes enneigées, le mur augmente à nouveau en inclinaison. En haut, on voit clairement un angle en surplomb de l'arête. La direction générale est vers cet angle. Le mur est monolithique, avec des plaques détachées dans la partie inférieure. Voir la photo 10. Le passage est difficile avec sécurité par pitons. Au début, on passe de plaque en plaque, puis verticalement en haut le long du mur. Les sections enneigées de cette partie du mur semblent avoir une grande inclinaison (la neige est comme « collée » au mur) et sont contournées par les rochers.
Dans la partie moyenne de cette section, les sacs à dos sont remontés. En débouchant sous l'angle en surplomb, il y a à gauche une grande plaque détachée avec une fissure, sur laquelle on peut se tenir debout et poser les sacs à dos.
Attention ! Le chemin qui semble au début facile et logique vers la gauche le long de la grande plaque détachée se termine par une paroi ouest absolument lisse.
Section R11–R12
De la bordure droite de la grande plaque détachée, il faut se diriger vers la droite pour contourner l'arête en surplomb. Au début, on passe par des angles enneigés inclinés pour déboucher sur une dalle enneigée sous le surplomb. Ensuite, on passe prudemment sous le mur gauche, en se dirigeant vers un grand angle interne enneigé. Les pitons sont plantés dans le rocher sous le surplomb du mur. La neige sur la dalle est instable et il faut être prudent lors du passage dans l'angle interne. Les fissures pour les pitons sont très peu nombreuses. Dans l'angle, tous les rochers sont cachés sous la neige, et les parois sont verglacées. Dans l'angle, on ne peut planter que des pitons type coin, boîte ou pitons à glace.
Section R12–R13
Angle interne vertical. Enneigé et verglacé. Les rochers dans l'angle sont détruits, lisses et verglacés. Au début, il y a une paroi escarpée de 8 m, puis le passage se fait le long d'une plaque inclinée avec nettoyage soigneux de la neige et de la glace. Les prises sur la plaque sont limitées. La neige et la glace nettoyées tombent le long de l'angle. Il faut être prudent et attentif lors du passage. Au-dessus de la plaque, il y a des rochers qui saillent de la neige, sans fissures. Les pitons sont plantés principalement dans la paroi gauche de l'angle, et les pitons à glace entre les blocs englacés.
Le passage est difficile, les pitons tiennent faiblement. Il faut être extrêmement prudent pour ne pas faire bouger la neige qui repose sur la couche de glace.
Lors de chutes de neige, il est possible que la neige glisse le long de cet angle par petites quantités. Le passage d'avalanches par cet angle est exclu, car l'angle n'a pas de zone de réception de neige en haut, et toute la neige glisse vers le bas dès qu'elle tombe. L'angle débouche en haut sur une petite crête. Ici, sur le bout de la crête, un cairn est édifié 2.
Section R13–R14
Suivre la petite crête vers la droite, en direction de l'arête sud-est. Au début, on suit une crête neigeuse jusqu'à une paroi verticale de 10 m. L'accès à la paroi nécessite de creuser dans la neige meuble. La paroi est composée de blocs rectangulaires posés les uns sur les autres. La paroi se gravit avec difficulté de face. Voir la photo 11. À gauche de la paroi, il y a un à-pic sur un couloir ; à droite, il y a une paroi orientée vers le sud. Les prises et fissures pour les pitons sont peu nombreuses et sont recouvertes de neige. Après avoir gravi la paroi, on passe facilement sur l'arête sud-est. Ici, il y a des plateformes inclinées qui permettent d'organiser un bon bivouac avec installation d'une tente. Bivouac n°3. Ici, on peut laisser la tente et les sacs de couchage, car l'itinéraire de descente passera par là.
6 mai 1978. Section R14–R15
Suivre une crête étroite monolithique en montant vers une grande dalle. Voir la photo 12. La crête est composée de grands blocs et de dalles inclinées. Sur les plateformes et dans les fissures, il y a de la neige et de la glace. On passe de petites parois avec difficulté moyenne. La sécurité est assurée par des saillies et des pitons. La crête est si étroite qu'il est impossible de la quitter, même par mauvaise visibilité. Le chemin est logique et n'offre pas d'alternative. Il faut être prudent lors du passage des dalles inclinées, recouvertes de neige et d'une fine couche de glace.
Section R15–R16
Après avoir passé la grande dalle sur la crête, on découvre la vue sur le sommet. La crête est peu inclinée. Au début, elle est composée d'un monolithe rocheux pointu et de blocs. Plus près du sommet, la crête s'élargit, devient un éboulis et se termine par une grande pierraille sur le sommet. Voir la photo 13. Le passage le long de la crête est facile. La sécurité est assurée de manière simultanée et par endroits alternée. La crête est parfois recouverte de neige et est passée avec prudence.
Le sommet est un dôme peu incliné composé de pierraille moyenne de couleur rouge-brun.
Pour la première fois, une ascension hivernale a été réalisée par le mur sud du sommet SOAN.
La descente a été effectuée en ordre inverse jusqu'au lieu du troisième bivouac, puis par l'arête sud-est de l'itinéraire de 3B catégorie de difficulté jusqu'au camp d'assaut en 4 heures. 14 pitons ont été plantés lors de la descente.
Photo 4. Section 1–2

Photo 10. Section 10–11


Photo 11. Section 13–14–15


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