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Description de l'ascension du pic « Tadjikistan » par l'itinéraire de Kakhiani
Catégorie de difficulté 6Б.
Composition du groupe : 4 personnes :
- Getman Igor Samuilovich
- CMS, né en 1939, formation technique intermédiaire, membre de la société « TADJIKISTAN », pratique l'alpinisme depuis 1959.
- Badygin Roman Mikhailovich
- CMS, né en 1935, diplômé de l'enseignement supérieur, ingénieur-constructeur, instructeur junior d'alpinisme, pratique l'alpinisme depuis 1960.
- Zoubovas Konstantinas Vladimirovich
- CMS, né en 1940, diplômé de l'enseignement supérieur, architecte, instructeur junior, pratique l'alpinisme depuis 1961.
- Shatkovski Alexandre Alexandrovich
- 1ère catégorie, né en 1941, diplômé de l'enseignement supérieur, ingénieur-électromécanicien, instructeur junior, pratique l'alpinisme depuis 1960.
Départ du camp de base situé sur la rivière Kishty-Dzherob à 3850 m d'altitude le 10 août 1970.
L'approche se fait le long de la rive gauche du glacier jusqu'au pic Engels, puis sous la paroi du pic Engels, on traverse le glacier vers la gauche jusqu'à la crête à 5200 m. Après la crête à 5200 m, on arrive sur le glacier Zugvand et, en descendant le glacier pendant 1,5 heure, on approche la moraine sous la paroi du pic « TADJIKISTAN ». Arrivée tardive, vers 21h00, à la moraine où l'on installe la tente.
Le 11 août à 10h00, la cordée Badygin-Getman, chargée de pitons, de cordes, d'échelles et d'autres équipements, sort pour traiter la partie inférieure de la paroi. La traversée du glacier (photo 1) se fait en 1 heure et l'on approche la base de la paroi. Après avoir franchi la randkluft, la cordée se retrouve face à un névé raide. On monte par la neige jusqu'à un angle interne.
Particularités de l'itinéraire :
- La neige menant à l'angle interne est très dense, se transformant en glace.
- Avant d'entrer dans l'angle interne, on traverse 15-20 mètres vers la droite sur la neige.
- La neige est très dense et raide, nécessitant de tailler des marches.
- Puis on monte vers l'angle interne.
- La pente fait environ 60°, puis devient encore plus raide.
- La neige se transforme en glace.
- Des marches sont taillées tout le temps.
- L'assurance se fait par des pitons à glace.
(Photo 2)
4-5 mètres vers le haut dans l'angle interne, dont la pente atteint 90°, puis on passe sur la paroi gauche en surplomb, dont le franchissement est possible grâce à une étroite corniche de 2,5 mètres, et l'on débouche en haut, où deux participants peuvent se tenir. Cette sortie de l'angle interne vers la corniche, le déplacement le long de celle-ci, est très difficile car la paroi est en surplomb à cet endroit, et le seul appui pour les mains est les pitons enfoncés.
L'endroit est constamment à l'ombre et il y fait plutôt froid. Toute cette traversée se fait avec une assurance soigneuse par pitons.
Depuis une petite plateforme, la cordée monte vers le haut par des rochers de difficulté moyenne sur 30 m, puis commencent des rochers raides. Un passage très complexe par une fissure de 12 mètres et une traversée par une corniche dans un angle interne à pic d'une hauteur de 4-5 m. Après avoir franchi l'angle interne, on se retrouve face à une paroi à pic d'une hauteur de 6 m. Tous ces secteurs - angle interne et paroi - sont franchis avec une assurance soigneuse par pitons et utilisation d'échelles. Après avoir franchi la paroi, on débouche sur des rochers enneigés à la limite de la première zone de neige.
La longueur totale jusqu'au bord (limite entre neige et rochers) est de 150 m.
Il y a une plateforme pratique de 1 m sur 1,8 m. Ici se termine le traitement de l'itinéraire et la cordée commence à descendre. À 17h00, elle est déjà à la moraine, où l'autre cordée l'attendait en observant attentivement le traitement.
Le 12 août, tout le groupe sort sur l'itinéraire à 7h00. Malgré les cordes fixes posées la veille et les marches taillées dans la glace, la progression n'est pas très rapide en raison des sacs à dos lourds jusqu'à 22 kg. Mais à 12h00, le groupe arrive au bout de la dernière corde fixée.
Puis le premier, avec un sac allégé, part en tête. Badygin est soigneusement assuré par Getman.
L'arête rocheuse a une pente d'environ 60°. Les rochers sont lisses, couverts par endroits de glace de paroi, ce qui rend la progression très difficile et nécessite une assurance soigneuse.
On se déplace le long de l'arête vers la gauche sur 70-75 mètres. En haut, l'arête rejoint une crête neigeuse et glacée, à gauche de laquelle surplombent d'énormes corniches (photo 3). Les derniers sont Zoubovas et Shatkovski, qui arrachent les pitons et, avec les cordes et les mousquetons libérés, les passent à la cordée de tête.
Les corniches sont contournées par la gauche. C'était un endroit très complexe. Les rochers sont givrés à cet endroit, il a fallu créer des points d'appui artificiels à l'aide de deux échelles.
Puis le groupe se retrouve face à la base d'une pente neigeuse et glacée d'environ 45°. Après l'avoir franchie sur 60 mètres (le premier avance avec les crampons aux pieds, assuré par des pitons à glace, en direction d'un îlot rocheux isolé), il monte sur les rochers et fixe solidement la corde. Les autres participants suivent la corde fixée. Il y a d'excellents endroits pour bivouaquer. C'est également le 1er cairn de contrôle. On a trouvé un mot de la cordée des alpinistes de Barnaoul dirigée par Yu. Achkasov. On mange un morceau et on prépare du thé.
Il est 14h00. On décide de ne pas s'arrêter pour bivouaquer et de continuer.
Directement depuis ces plateformes, on commence à monter une paroi raide. D'abord, on avance sur une dalle qui se franchit par une large fissure verticale de 8-10 mètres. Puis une corniche de 6 m vers la gauche, et on se retrouve face à une fissure.
Le premier, Roman Badygin, monte sans sac, en enfonçant soigneusement des pitons pour l'assurance (photo 4). Puis, par la fissure, vers la droite, en utilisant une échelle, on franchit un angle interne en surplomb. La fissure mène à un étroit cheminée de 4 mètres.
- Le premier se glisse dans la cheminée et débouche sur une corniche, d'où on organise la montée des sacs sur 20 m.
- Les autres participants franchissent ce secteur sur des bloqueurs.
Progression ultérieure :
- Vers le haut, à droite, par des arêtes rocheuses - montée complexe sur 40 mètres.
- Dans la partie supérieure - 10 mètres de traversée horizontale.
- Pas de corniches pour les pieds.
- Rochers lisses.
- La traversée se fait principalement en s'accrochant avec les mains aux arêtes rocheuses.
- C'est également un endroit très difficile.
Après la traversée :
- On se retrouve face à un angle interne de 2,5-3 m.
- L'angle est très raide, proche de la verticale.
- Surtout difficile est la sortie de l'angle vers le haut sur une petite plateforme.
- Sur la plateforme, présence de glace de paroi et absence de prises.
- Badygin a dépensé beaucoup d'efforts pour franchir ce secteur d'une longueur de 60 m.
Depuis cette plateforme, on organise la montée des sacs en utilisant une déviation avec une corde de rechange.
La plateforme est très petite, il n'y a pas de place pour les sacs, il a fallu enfoncer des pitons pour eux et les suspendre.
La suite du chemin passe par une zone de rochers jaunes détritiques, avec beaucoup de pierres branlantes. La première cordée avance lentement, avec grande prudence. Il n'y a nulle part où enfoncer des pitons. Il est impossible de hisser les sacs - risque de chutes de pierres. Ici, on trouve :
- un angle interne de 10 m ;
- une crête détritique raide ;
- encore un angle interne raide de 20-25 mètres ;
- une petite paroi avec une fissure.
Ce secteur (longueur totale 80 m) est franchi assez lentement, car on avance avec des sacs et très prudemment.
Devant, une crête neigeuse et glacée avec de grandes corniches. La seule issue vers la crête est sous des calottes neigeuses et glacées suspendues. Le premier met les crampons et avance lentement en contournant ces corniches par la droite. Des marches et des niches pour les pitons sont taillées. La pente de la pente neigeuse et glacée.
La longueur de ce secteur neigeux et glacé est de 60 mètres. Après avoir débouché sur la crête, on approche une paroi raide. Il est 20h00.
Après une demi-heure de travail :
- on déblaie la plateforme,
- on installe la tente,
- peu après, le « Febus » bruissait joyeusement, promettant un bon repos après une journée éprouvante.
13 août. Lever à 6h45. Mauvais temps. Froid. Pas de soleil. Départ sur l'itinéraire à 9h00. Badygin monte, Getman l'assure. D'abord 20 m sur des dalles avec des corniches alternées. Les prises sont bonnes, les rochers solides, monolithiques, mais la pente est proche de la verticale. En haut, on voit une pierre en surplomb - un « dent » avec une fissure. La fissure est remplie de glace. Montée très complexe. On avance le long de la partie gauche de la fissure en utilisant 3 échelles et on débouche à droite sur le « dent », par lequel on monte sur une plateforme. Depuis cette plateforme, on organise la montée des sacs. Le franchissement de ce secteur a demandé beaucoup d'efforts et de temps. Les participants ont franchi ce secteur sur des bloqueurs.
L'itinéraire ultérieur passe par une zone de rochers fortement détritiques. Les rochers ressemblent à des « têtes de mouton ». On se déplace avec une prudence maximale. Un piton à expansion est enfoncé.
Ce secteur fait plus de 60 m. Le risque de chute de pierres est très élevé. On franchit ce secteur un par un. On rencontre par endroits des rochers avec de la glace de paroi.
Plus haut, on voit une pente neigeuse, avec de petits secteurs de glace.
Les rochers détritiques mènent à la deuxième zone de neige. Les corniches sont contournées par la droite, le long d'une pente neigeuse et glacée d'une pente de 55-60°. On débouche sur une crête neigeuse. Le temps se dégrade nettement. Il neige et il y a un vent fort. Le premier avance avec des crampons. Assurance par pitons sur la glace. La longueur de ce secteur est de 120 m. La crête neigeuse mène sous une paroi. Montée de 10-12 mètres. Petite corniche. Puis une paroi très raide. Il est 16h00. On taille une plateforme dans la glace pendant 2,5 heures, mais on peut dormir allongé. Tous les participants, les sacs et la tente sont assurés. Des pitons à glace et à roche sont enfoncés. Le temps était mauvais toute la soirée.
On devait traiter une partie de la paroi, mais en raison du mauvais temps, on a dû reporter.
14 août. Départ à 8h00. Temps clair, mais nettement plus froid. La paroi commence immédiatement. D'abord, sur de la glace raide, 5 mètres sous des rochers. Les rochers sont très détritiques, la paroi a une pente jusqu'à 80°. Badygin a franchi la première corde en une heure sans sac. Les rochers sont très raides, de nombreux secteurs sont à pic. Le deuxième participant franchit ce secteur plus rapidement - en 35 minutes. Les deux autres, avec trois sacs, ont franchi ce secteur en 1,5 heure (photo 5).
La suite du chemin - 2 m par un angle interne rempli de glace, une traversée vers la droite sur 8-9 mètres et une montée vers le haut sur une corniche à peine exprimée avec de la neige. À cet endroit, on hisse les sacs sur 20 m. Le chemin par l'angle interne présente des difficultés importantes, et la traversée vers la droite est également très difficile.
Puis un secteur neigeux de 10 mètres jusqu'à des rochers détritiques raides. Ces rochers sont contournés par la droite sur 30 m. Puis une gouttière verticale, descendant vers la gauche, très raide, verglacée. C'est au niveau des rochers noirs, mouillés, avec de grandes stalactites de glace.
Des rochers stratifiés dans la gouttière, parsemés de neige. Il faut avancer très prudemment, il y a beaucoup de pierres branlantes. La gouttière mène sous un énorme angle interne (partie gauche de la paroi noire et mouillée).
L'angle interne est rempli de neige à la base. C'est un surplomb de neige. Donc, le chemin ultérieur passe par la paroi gauche, d'abord une traversée de 10 mètres sur le bord de la paroi gauche de l'angle. La traversée est également très difficile :
- Glace de paroi raide sur les rochers.
- Franchissement de la paroi gauche de l'angle très difficile.
- On utilise des échelles, des coins.
La longueur de ce secteur est de 30 m. C'est tout le contournement de la partie en surplomb de l'angle. Les sacs sont hissés à cet endroit. Ils ne touchent nulle part la paroi et sont à 3-4 m de distance.
Puis une petite paroi non raide de 20 mètres - rochers détritiques et sortie sur une plateforme. Endroit excellent pour bivouaquer. Il y a d'autres plateformes à proximité, on en voit d'autres groupes.
On arrive au bivouac à 17h00. La cordée Zoubovas-Badygin part traiter l'itinéraire, les deux autres montent la tente et commencent à préparer le dîner. Après avoir traité deux cordes, la cordée redescend au bivouac.
15 août. Départ à 8h00.
- D'abord 7-8 mètres en traversée vers la droite,
- on débouche sous la base d'un angle interne d'une hauteur de 6-8 mètres,
- l'angle interne est raide, mais il y a des corniches pratiques pour les pieds et de bonnes prises pour les mains,
- sortie sur la crête.
Une crête très rocheuse. Les rochers sont de structure poreuse, avec des arêtes très aiguës, la crête a une pente jusqu'à 70°. Dans la partie supérieure, la pente augmente. De nombreux secteurs de rochers sont givrés.
Le groupe franchit assez rapidement ce secteur de crête grâce aux cordes fixées, puis 60 mètres par des rochers ressemblant à des « têtes de mouton ». Encore 30 mètres vers le haut, et on envisage une traversée sur une crête voisine vers la droite. Il est indispensable de traverser, car devant, une paroi très raide avec de la glace de paroi (photo 6).
Des cordes fixes horizontales de 90 mètres sont posées, et le groupe se retrouve au milieu de la crête droite - très détritique, d'une pente de 60-65°. La montée par la crête se fait sur 3 cordes de 60 mètres.
Sur ces 3 cordes, 120 mètres de rochers type « têtes de mouton ». Le franchissement en est également difficile. La 3e corde - le relief change. Ici, il y a deux secteurs très difficiles :
- Un angle interne de 5-6 mètres.
- Une paroi lisse avec une fissure de 7-8 mètres.
Puis on débouche sur un replat, et ici, il y a d'excellents endroits pour bivouaquer. Devant, on voit une paroi, très raide. On arrive sur les plateformes à 14h00. On mange un morceau, et la cordée Zoubovas-Badygin part traiter l'itinéraire.
Le soleil n'éclaire pas la paroi, et il fait très froid. Il n'était pas opportun de continuer tous ensemble, car on n'aurait certainement pas eu le temps de franchir ce secteur avant la nuit.
La cordée, après avoir traité 120 mètres de l'itinéraire rocheux, redescend au bivouac.
16 août. Après le bivouac, on continue immédiatement par une crête neigeuse d'une longueur de 40 m et d'une pente de 45°. On se retrouve à la base d'une paroi. Puis 15 mètres vers la droite en traversée par des corniches, en contournant une paroi à pic, et devant nous, un grand angle interne d'une pente de 80° avec une partie supérieure en surplomb (photo 7). Comme les cordes étaient déjà fixées la veille, le groupe commence à franchir l'itinéraire sans tarder. L'angle interne est à l'ombre, donc il y fait plutôt froid. Après avoir franchi 50-55 mètres, on arrive à une dalle lisse. C'est un secteur très difficile de 55 mètres. On avance avec des sacs, mais assez lentement. On décide de ne pas franchir la dalle.
On tourne vers la gauche et on monte ensuite par la paroi, toujours en direction de la gauche. Ici, la sortie de la paroi sur une petite corniche est très complexe. La partie en surplomb mesure 3,5-4 m. Ici, on avance sans sacs.
Après la sortie de la paroi :
- Traversée horizontale par une corniche sur 10 mètres.
- Montée ultérieure vers le haut sur une corde de 60 m.
- On franchit une zone rocheuse blanche.
- On envisage un chemin vers le haut, à droite, par des rochers enneigés (rochers de difficulté moyenne).
- Traversée horizontale par la neige sur 40 m (plateforme pratique pour bivouaquer).
Un couloir neigeux assez raide - 50-60°. Montée sur 45 mètres avec sortie vers la gauche sur des rochers, et on se retrouve face à un angle interne en surplomb d'une hauteur de 6-8 m. Secteur très complexe, pour le franchissement duquel on utilise des échelles. Les sacs sont hissés, les participants montent sur des bloqueurs.
Après le franchissement de ce secteur :
- Couloir neigeux et glacé de 15-20 mètres ;
- Puis, en traversée vers la gauche sur 20 mètres, on contourne des « têtes de mouton » raides et lisses.
Ce secteur, avec le couloir, est franchi avec des crampons et une assurance soigneuse.
Après la traversée :
- 15 mètres vers le haut jusqu'à des rochers détritiques roux ;
- Encore une montée vers le haut, en direction de la droite, par des rochers enneigés, sur toute une corde - 60 m.
Ici, il est absolument impossible de se rassembler tous ensemble, et donc le premier participant, après avoir reçu la corde, part immédiatement en tête. Depuis cet endroit, en traversée vers la gauche par des arêtes rocheuses rousses - sortie dans une large gouttière raide, remplie de glace, descendant de la partie supérieure de la paroi. La longueur de ce secteur est de 60 m. La traversée par les arêtes rousses se fait par des corniches inclinées à peine exprimées, d'une largeur de 10-15 cm. À cet endroit, la paroi est très raide.
Après avoir franchi ce secteur en traversée, on commence la montée par la gouttière, par sa paroi droite. Après avoir monté sur 25 mètres, on débouche sur deux petites plateformes. Puis on envisage un secteur assez difficile. On s'arrête pour bivouaquer.
Les plateformes sont très petites - environ 50-60 cm.
- Sur l'une d'elles, on a entassé les sacs.
- Sur l'autre, après 3 heures de travail, on a aménagé un bivouac assis.
On a enfoncé beaucoup de pitons, on s'est soigneusement assuré et on a tenté de faire chauffer de l'eau. Cela nous a réussi. Le temps est clair. Lune. Froid. On a eu du mal à tenir jusqu'au matin. La nuit, on n'a presque pas dormi.
17 août. Le matin, départ à 8h00. Montée par la paroi droite de la gouttière sur 12 mètres, on traverse la gouttière vers la gauche en taillant des marches dans la glace de paroi, sous la base d'une dalle lisse et inclinée d'une pente de 70°. Ce secteur est franchi par Zoubovas Kastis.
Il franchit la dalle par une fissure et débouche vers la gauche, par des rochers givrés, sur une petite corniche, où l'on commence à hisser les sacs directement depuis le bivouac, par la dalle, avec une déviation par une corde de rechange. On hisse les sacs sur 50 m à travers la gouttière.
On ressent l'influence de l'altitude, car on est déjà à plus de 6000 m au-dessus du niveau de la mer.
La suite du chemin passe par des rochers givrés, vers la gauche et vers le haut, sous la base d'un angle interne en surplomb. On avance lentement, sans relâcher un instant l'assurance. Ici, sous le grand angle interne, qui surplombe toute la paroi, il y a une assez bonne plateforme. Si on enlève la glace de l'angle interne, on peut même installer une tente.
Jusqu'à cet endroit, il y a 40 mètres. L'angle interne - une cheminée, avec une grosse bouchon de pierre au milieu. La cheminée est franchie en utilisant des points d'appui artificiels et des échelles. C'est un secteur très complexe. Il est franchi par Roman Badygin.
Le franchissement de la cheminée commence par la paroi gauche, avec une traversée à l'intérieur de la cheminée sous le bouchon, et une sortie sur le bouchon de l'intérieur. Celui qui assure, Zoubovas, est très attentif.
Le secteur est très difficile, et en plus, il fait très froid. Depuis le bouchon, le chemin ultérieur passe par la paroi droite en surplomb, en utilisant des points d'appui artificiels. Les échelles sont constamment utilisées. La hauteur de la montée est de 18-20 m.
La suite du chemin :
- Par des rochers détritiques jusqu'à une corniche,
- Sur la corniche, on a organisé la réception des sacs et des autres participants.
La corde posée pour la montée sur des bloqueurs ne touchait nulle part la paroi. La distance jusqu'à la paroi atteignait 3-4 m. On a utilisé des poulies pour hisser les sacs et les participants.
Puis montée par une crête glacée et neigeuse (le premier est Gétman Igor, avec des crampons), en traversée vers la droite, avec sortie sur une corniche sur la crête. La longueur totale de ce secteur est de 120 m, avec une pente de 45-50°.
Après avoir franchi la corniche (1-1,5 m), on débouche sur une crête neigeuse, où l'on peut organiser un bivouac.
Il est 17h00. On laisse les sacs et, allégés, en prenant des cordes, on part pour le sommet. Montée par une pente neigeuse raide, avec franchissement d'une crevasse et progression par la crête jusqu'à un « gendarme » d'une hauteur d'environ 70 m. Selon la description des premiers ascensionnistes, le « gendarme » est contourné par la gauche par une pente de 40-45°, mais à cette époque de l'année, cette pente neigeuse était en grande partie glacée, et le groupe a franchi le « gendarme » de front, par des rochers détritiques, avec sortie sur sa partie gauche.
Puis, par une crête neigeuse et glacée, sur deux cordes de 60 m, avec une pente de 40-45°, on débouche sur une partie plus plate. On avance prudemment, car il y a beaucoup de crevasses petites, recouvertes de neige.
Puis, par une pente glacée, on débouche sur une large crête sommitale.
À 18h40, nous atteignons le point culminant du « TADJIKISTAN » - 6565 m. Le temps et la visibilité sont excellents. À 19h00, on se met en contact radio avec les observateurs. On reçoit des félicitations directement au sommet. Les observateurs nous ont clairement vus à la lunette grossissante 60 fois.
Autour de nous, à perte de vue, s'élèvent des géants neigeux. Depuis le sommet, on a pris un mot de la cordée de l'expédition de l'Altaï, qui était au sommet le 16 août 1970, et qui y est montée par l'itinéraire de Savvon.
À 19h10, on commence la descente. Dans les 30-40 minutes, on descend sur la crête où les sacs avaient été laissés. On organise un excellent bivouac, on boit du thé à satiété. Par radio, on nous informe que la cordée d'alpinistes de l'Altaï, dirigée par Yu. Achkasov, qui a parcouru l'itinéraire, nous avertit d'une pente glacée raide sur la descente.
18 août. Départ à 11h10. Par une pente neigeuse et glacée raide, en contournant des crevasses, des chutes, on tourne vers la gauche. On organise deux descentes sportives de 60 m et 30 m, avec sortie sur une crête rocheuse. Descente par la crête rocheuse sur 90 mètres, puis encore une descente sur une corde de 60 m. Et nous voilà sur la partie plate du glacier.
On se déplace sur le glacier, au milieu, jusqu'à la moraine. Depuis la moraine, on tourne vers la droite, par une petite crête, et on descend par des éboulis dans un canyon. Il n'y a pas de sentier jusqu'aux yourtes des bergers. Puis, par un sentier, on descend à Dridj. À Dridj, on est descendus à 19h00.
Conclusions :
Après avoir parcouru l'itinéraire, le groupe se joint pleinement à l'avis des premiers ascensionnistes - la cordée de Kakhiani. L'itinéraire est effectivement très logique et relativement sûr sur tout son parcours. La pente moyenne de la paroi est de 68-70°, sur une longueur de 1500 m.
La pente de la paroi est réduite par quelques secteurs neigeux et glacés. La pente moyenne des secteurs rocheux est d'environ 75°, dont 450 m de parois très complexes, avec une pente de plus de 80°.
L'itinéraire est très varié, on rencontre des rochers de granit secs et monolithiques, des zones de roches détritiques.
Au total, en 6 jours de travail sur les rochers (le septième jour était la descente), on a enfoncé 145 pitons, dont :
- 5 pitons à expansion.

Photo №2

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