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img-3.jpeg Carte schématique de la jonction des groupes de Tepli et de Midagraben avec le massif de Siveraut

Description de l'itinéraire

ascension de la 5e sommet de Siveraut, Pic «R» (3785 m) par l'arête nord, catégorie de difficulté P-A

Le massif de Siveraut, avec une crête ondulée de près de 10 kilomètres de long, s'étendant du nord-est au sud-ouest à la jonction des groupes de Midagraben et de Tepli de la chaîne latérale du Grand Caucase, comporte huit sommets, chacun étant désigné par une lettre correspondant aux huit lettres du nom (du Pic «S» au nord-est au Pic «T» à l'extrémité sud-ouest du massif). On peut accéder au massif en remontant les vallées :

  • Zakki-don,
  • Resi-don,
  • Dzamarash-don, et atteindre le Pic «S» depuis le glacier de Midagraben.

Il y a des cols possibles dans la crête du massif (environ trois).

Le massif est composé de schistes extrêmement détruits, avec plusieurs petits glaciers de cirque. Certains sommets du massif ont été conquis. Ainsi, la première ascension du Pic «S» a été réalisée dans les années 30. La première ascension du Pic «R», 5e sommet de Siveraut, a été réalisée depuis la vallée de Dzamarash-don le 3 mai 1968 par un groupe d'alpinistes du SKF SKB «Tsvetmetavtomatika» de la ville d'Ordzhonikidze, dirigé par Proskouriakov R.P.

Jour 1. Le trajet en voiture depuis la ville d'Ordzhonikidze jusqu'à la jonction des rivières Fiagdon et Dzamarash-don dans la haute vallée de Kurtatinskoye prend environ 2,5 heures. La route passe par les villages :

  • Dzuarikau
  • Lats
  • Khadikus
  • Kharichin

De ce dernier, il y a 13 km jusqu'à la jonction des rivières, où se trouve un campement de bergers, d'où il est judicieux de se rendre au massif le jour même en suivant la vallée de Dzamarash-kom. À environ une heure de marche du campement, il y a une clairière propice au bivouac.

Jour 2. Départ matinal. Avancer vers le haut en suivant un sentier qui disparaît par endroits, serpentant sur la rive gauche (orographique). Le sentier mène en une heure au pied du massif de Siveraut, qui barre la vallée. Le groupe est face à une montée de 300 mètres, suivie d'une large terrasse herbeuse et caillouteuse.

La montée abrupte :

  • En été, peut être contournée sur la droite par un sentier dans un canyon ;
  • En hiver, il est plus sûr de monter directement en suivant les pentes herbeuses abruptes et les groupes de rochers détruits (prudence !).

Du haut, un éperon caillouteux descend vers la large terrasse, avec des affleurements de schistes en place. L'éperon est assez raide et change de direction dans son tiers supérieur, s'élevant vers le sud-est jusqu'à la jonction avec la crête principale du massif de Siveraut.

img-4.jpeg Siveraut. Pic «R». Vue du nord. Téléphoto de R. Proskouriakov

L'itinéraire de crête s'écarte de la ligne de crête uniquement après la première montée de 400 mètres au-dessus de la large terrasse, là où les affleurements de roches plus solides forment des «gendarmes». En contournant le premier «gendarme» sur la droite par la neige, en cordée, on pénètre dans un couloir étroit qui sépare les «gendarmes», et on le remonte sur environ 20 mètres, puis on se dirige vers la droite par des rochers faciles, en traversant l'arête du second «gendarme». Ensuite, on monte facilement par des rochers détruits et des éboulis jusqu'à la ligne de crête derrière le second «gendarme». L'assurance sur ce tronçon se fait par des points d'ancrage et sur la neige avec un piolet. Derrière les «gendarmes», la crête s'élargit et devient plus douce. La progression est simultanée.

Après environ 250 mètres, la pente de la crête augmente, et on rencontre des tronçons de rochers schisteux détruits, qui :

  • peuvent être contournés sur la droite ;
  • ou franchis directement avec une assurance simultanée.

Sur la gauche, les pentes sont plus raides, caillouteuses et enneigées, ce qui rend les contournements sur la droite tout au long de la crête naturels.

Ensuite, tout l'itinéraire se déroule le long de la ligne de crête. Les tronçons de rochers schisteux détruits alternent avec des sections enneigées et caillouteuses.

La pente de la crête varie de 35 à 50°. L'éperon mène à la jonction avec la crête principale du massif de Siveraut. Le franchissement de l'arête prend environ 5 heures.

Dans la partie supérieure de l'arête, sur les rochers du ressaut le plus visible, un cairn de contrôle est installé sur l'itinéraire, à partir duquel il y a environ une heure de marche jusqu'au sommet.

Depuis la jonction des crêtes, une montée de 150 mètres sur un terrain neigeux et glacé mène à la cime en forme de dôme du Pic «R». Sur la crête, des corniches neigeuses importantes surplombent vers le nord (prudence !). La progression se fait en cordée. Le sommet est suffisamment vaste, et le cairn est situé au point le plus haut.

La descente se fait par l'itinéraire de montée et prend environ 3 à 3,5 heures jusqu'à la vallée. Il faut encore 5 à 6 heures pour regagner le bivouac, d'où il faut 0,5 heure pour descendre jusqu'à la route. En voiture, on peut rejoindre la ville d'Ordzhonikidze en 1,5 heure par la vallée de Kurtatinskoye et la route d'Alagir.

Équipement recommandé pour un groupe de 4 personnes :

  1. Cordes de 30 m - 2 longueurs
  2. Pitons - 2 pièces
  3. Crocodiles à long tranchant - 5 pièces
  4. Piolets - 2 pièces.

Description établie par (R. Proskouriakov)

www.alpfederation.ru ↗

Fichiers joints

Sources

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