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Sans titre

  1. Classe de l'ascension — technique
  2. Région de l'ascension — Caucase oriental, chaîne principale du Caucase
  3. Mamisontau (4358 m) — par le centre du triangle de la paroi nord
  4. Itinéraire proposé — 5B cat. dif. comb. (première ascension)
  5. Dénivelé — 918 m

dont « triangle » — 490 m. Longueur — 1410 m. Longueur des sections de 5 à 6 cat. dif. — 845 m, dont 6 cat. dif. — 175 m.

Sections :

  • 3518–3534
  • 3596–3694
  • 3730–3770

Pente moyenne du « triangle » — 68° (7), dont les sections principales — 80° (3488–3808)

  1. Crochets enfoncés :
rocheà expansioncoinceursglace
599148
312220
  1. Heures de marche de l'équipe — 58 (6 jours)
  2. Nuitées : 1–3 — assises, sur des étroites vires de glace, sous tente 4 — allongée, sur une plateforme creusée dans la glace, sous tente 5 — allongée, dans une grotte de neige
  3. Équipe du camp « Torpédo »
  4. Responsable — Rousyaev Alexeï Vassilievitch — CMS

Participants :

  • Glouchko Viatcheslav Ivanovitch — CMS
  • Kotelnikov Anatoli Ivanovitch — CMS
  • Kotchan Guennadi Mikhaïlovitch — CMS
  • Odintsov Alexandre Nikolaïevitch — CMS
  • Tchaïka Pavel Demianovitch — CMS
  1. Entraîneur principal — MS d'URSS Zakhozhy Mikhaïl Mikhaïlovitch Entraîneur — Rousyaev Alexeï Vassilievitch
  2. Départ pour la voie — 20 juin 1983 Sommet — 25 juin 1983 Retour — 25 juin 1983

Au terme de l'ascension, l'équipe a obtenu 11 points

  • première ascension — 6 pers. × 1 = 6
  • itinéraire 5B cat. dif. — 6 pers. × 0,5 = 3
  • instructeurs du camp — 6 pers. × 0,25 = 1,5
  • responsable — 1 pers. × 0,5 = 0,5

Total 11 points

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Le plan tactique prévoyait l'ascension avec deux nuitées. En raison du temps instable dans la région, un jour de réserve avait été prévu en cas de mauvais temps, et en cas de prolongation du mauvais temps, une prolongation du délai avait été envisagée.

L'ascension réelle a été effectuée avec une prolongation du délai, conformément au plan tactique. L'ascension a coïncidé avec une forte détérioration du temps, qui a touché l'ensemble du Caucase. C'est précisément à cette période que l'équipe des Forces armées, participant au Championnat d'URSS à Dombai, a dû renoncer.

L'itinéraire a été parcouru du 20 au 25 juin en 58 heures de marche sans préparation préalable.

L'équipe était composée de 6 personnes : Rousyaev, capitaine, entraîneur, Glouchko, Kotelnikov, Kotchan, Odintsov, Tchaïka.

Compte tenu de la forte homogénéité de l'équipe, le travail des cordées a été organisé par sections sur l'itinéraire :

  • R0–R1 — Glouchko–Kotelnikov
  • R1–R9 — Rousyaev–Odintsov
  • R9–R13 — Glouchko–Kotelnikov
  • R13–R16 — Kotchan–Tchaïka
  • R16–R17 — Rousyaev–Odintsov
  • R17–R19 — Kotchan–Tchaïka

Les premiers de cordée changeaient en général une fois par jour, travaillant sans sac à dos. Tous les participants étaient assurés par une double sécurité.

Tâches des cordées :

  • 1re — pose des cordes fixes
  • 2e — progression le long des cordes fixes, ravitaillement de la 1re cordée en matériel
  • 3e — progression le long des cordes fixes, transmission du matériel vers l'avant, récupération des cordes fixes

La progression des cordées le long des cordes fixes était indépendante. Le traitement de la voie était prévu à partir du point R9. Le matériel de bivouac était prévu pour des nuitées communes et séparées. Le principe de base pour le choix des bivouacs et la progression sur l'itinéraire était la sécurité.

Le problème de l'itinéraire était le passage du « triangle » par le centre (dénivelé de 320 m, pente moyenne de 80°). L'itinéraire est très raide, verglacé et froid. Dans des conditions de mauvais temps, le passage est extrêmement difficile.

Premier jour — 20 juin

La tâche principale était de passer la partie inférieure de la paroi du « triangle » et de sortir sous la dalle.

Sections problématiques :

  • R3–R4 représente un angle interne surplombant de 10 mètres, gravi en artificiel (photo 9)
  • R6–R9 — cheminée verticale, sortie à droite puis à gauche le long d'une paroi verticale (photo 10)

Les chutes de neige de la veille ont considérablement compliqué l'itinéraire, qui était recouvert de verglas et de neige. La paroi est verticale. La progression est extrêmement difficile. Une nouvelle chute de neige n'a pas permis de réaliser l'ensemble du travail prévu. Sur la section R5–R6, sur une étroite vire de glace, nous organisons une nuitée assise. La sortie sous la dalle est reportée au 21 juin.

Deuxième jour — 21 juin

Le temps ne s'améliore pas. Il est décidé de traiter la section R6–R9. Dans la cheminée, des coulées de neige sèche « coulent » constamment. La progression est au limite du possible, 60 m sont traités en 12 heures. Le lieu de nuitée reste le même.

Troisième jour — 22 juin

La tâche principale est de franchir la dalle verglacée problématique, R9–R10. Dans la journée, 100 m sont parcourus et 140 m de rocher extrêmement difficile sont traités. Le seul endroit possible pour un bivouac est un replat au pied de la dalle. Ici, dans la glace, nous creusons une plateforme de 50 × 200 cm et nous installons pour la 3e nuitée assise.

Quatrième jour — 23 juin

La tâche principale est de sortir sur l'arête de la face gauche du « triangle ». Le temps ne s'améliore pas, mais il faut continuer le travail sur l'itinéraire. Par une série d'angles internes et de parois, après avoir bien mouillé, l'équipe sort sur l'arête, où elle organise un bivouac confortable, en creusant deux plateformes dans la pente de glace. Depuis le bivouac, une corde est traitée.

Cinquième jour — 24 juin

Le mauvais temps se prolonge. Toujours du vent fort et de la neige mouillée, et il reste encore 440 m à parcourir avant de rejoindre l'arête principale. Évaluant l'état de l'itinéraire et ne comptant pas sur une amélioration du temps, conformément au plan tactique, nous demandons une prolongation du délai par radio et obtenons l'autorisation de poursuivre le travail sur l'itinéraire.

Après avoir franchi deux corniches rocheuses avec des surplombs de neige, nous sortons sur une arête neigeuse raide. À certains endroits, sur une arête aiguë d'une largeur ne dépassant pas 20 cm, il s'est formé des corniches (80 m), ayant en coupe la forme d'un « pique » de carte à jouer (taille 50 × 50 cm). 100 m de l'arête sont parcourus « au sommet ».

Psychologiquement, cette arête avec des corniches bilatérales en « pique » est extrêmement difficile à gravir, les pieds pendant dans le vide. Il faut avancer vers le haut, mais la neige n'est pas assez dense.

Dans un creux, juste derrière le sommet du « triangle », se trouve un bivouac. Pratiquement tous les vêtements et les tentes sont mouillés. Pour rester opérationnels et ne pas geler, nous creusons une grotte. Nous traitons une montée neigeuse raide de 120 m (photo 16).

Sixième jour — 25 juin

La tâche principale est de sortir au sommet et de descendre au camp « Torpédo ». Dès le matin, le temps est clair, mais il fait très froid. Les pieds et les mains gèlent. À 12h00, l'équipe est au sommet. Descente en direction du col de Ronketti et plus loin sur la 10e branche du glacier de Tseï.

Les mesures de sécurité pour l'ascension ont été :

    1. Une préparation physique, technique et psychologique élevée de l'équipe ;
    1. Un plan tactique prévoyant la possibilité de prolonger les délais d'ascension ;
    1. Un équipement matériel, notamment l'utilisation de nouveau matériel : crochets en titane et mousquetons, coinceurs de différentes conceptions, cordes de la RFA, équipement en duvet en calandre, marteaux métalliques, chaîne métallique, descendeurs ;
    1. Une liaison radio stable avec le camp « Torpédo » via la station radio « Karat ».

Sur l'itinéraire, il était prévu deux repas chauds par jour et un « en-cas de poche ». La nourriture était calculée à raison de 350 g par personne et par jour.

L'itinéraire en symboles UIAA img-3.jpeg

  • 8a — img-4.jpeg

Description de l'itinéraire par sections

Section R0–R1. La section représente une montée neigeuse et glacée, coupée dans sa partie inférieure par une crevasse, 60 m, jusqu'à 70°, 1re cat. dif. Section R1–R2. Angle interne raide — dièdre, menant à une banquette neigeuse oblique. 20 m, 80°, 1re cat. dif. Section R2–R3. Banquette oblique de neige et de glace (15 mètres), se transformant en un angle interne vertical, rempli de neige. L'angle est gravi le long de la paroi verticale droite. Puis, en traversant l'angle de droite à gauche, sortie sur un surplomb de neige. 35 m, 80–90°, 1re cat. dif. Section R3–R4. Angle interne surplombant, gravi en artificiel. Il aboutit à une ceinture de puissants surplombs. Il faut effectuer un balancement de 7 mètres vers la droite, où, sous la protection d'un puissant surplomb, est organisé un point d'assurance, et le 1er cairn est établi. 25 m, jusqu'à 100°, 1re cat. dif. Section R4–R5. Traversée de 10 mètres vers la droite et ensuite montée directe le long de dalles raides avec verglas et neige. Il faut aller très prudemment — beaucoup de pierres branlantes. 40 m, 70°, 1re cat. dif. Section R5–R6. Le long de rochers raides, avec de la neige et de la glace, sortie sous la base de l'angle interne — cheminée sur une dalle inclinée d'1,5 × 1,5 m. Les fissures sont absentes. Pour une assurance fiable, deux crochets à expansion sont enfoncés. Dans la suite, ils sont utilisés pour les cordes fixes sur le bivouac. Ici, le 2e cairn est établi. Le temps ne permet pas une progression ultérieure. Nous nous installons pour la nuit. 25 m, 80°, 1re cat. dif. Section R6–R7. La dalle verticale à la base de la cheminée est traversée de gauche à droite, puis montée le long d'un petit angle interne, sous la protection de surplombs. 15 m, 90°, 1re cat. dif. Section R7–R8. Traversée de droite à gauche avec gain d'altitude. Entrée dans l'angle interne, rempli de neige. Le long de l'angle, directement vers le haut, sur une petite dalle triangulaire. 35 m, 90–95°, 1re cat. dif. Section R8–R9. De l'angle — cheminée, le long de la paroi droite, en franchissant un petit surplomb, puis le long d'un angle interne raide, sortie sous la base d'une dalle de 80 mètres. Le temps se détériore fortement, il faut redescendre au bivouac précédent. 30 m, 85–95°, 1re cat. dif. Section R9–R10. Le long d'un angle interne vertical (20 m), sortie sur la dalle, les fissures sont remplies de neige et de glace. Sur la dalle, « coulent » des flux constants de neige sèche. Au pied de la dalle — bivouac sur une étroite vire de glace. 80 m, 70°, 1–2 cat. dif. Section R10–R11. Couloir rocheux avec un nombre minimal de prises, gravi en libre sur frottement. 30 m, 80°, 2e cat. dif. Section R11–R12. Série d'angles internes, montant de gauche à droite en pente raide, menant à un étroit couloir rempli de neige. Dans le couloir, des petites avalanches descendent constamment. 50 m, 60–70°, 1re cat. dif. Section R12–R13. Le long d'une série d'angles internes, alternant avec des parois, sortie sur l'épaule neigeuse de la face gauche du « triangle ». 160 m, 70°, 1re cat. dif. Section R13–R14. Sortie de l'épaule sur l'arête raide du côté gauche du « triangle ». Les rochers sont fortement enneigés, beaucoup de temps est passé à dégager. Après la sortie sur l'arête, le binôme Kotchan–Tchaïka descend pour la nuit sur l'épaule neigeuse, où il a réussi à installer deux tentes. 40 m, 50–80°, 1re cat. dif. Section R14–R15. Arête rocheuse raide avec des surplombs de neige. 200 m, 50°, 1re cat. dif. Section R15–R16. Le binôme Rousyaev–Odintsov continue le travail sur l'itinéraire. Les autres creusent une grotte. La section représente une montée neigeuse raide de 120 mètres. Après avoir franchi la section, le binôme descend pour la nuit. 160 m, 30–50°, 4e cat. dif. Section R16–R17. Rochers fortement découpés et enneigés, menant sous une montée neigeuse raide, puis sur l'arête principale. 80 m, 40–50°, 3e cat. dif. Section R17–R18. Le long de l'arête, traversée de 40 m, puis descente sur une selle. 55 m, 20°, 3e cat. dif. Section R18–R19. Ensuite, le long de l'arête neigeuse avec des montées, sortie au sommet. 280 m, jusqu'à 45°, 3e cat. dif.

Fichiers joints

Sources

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